LE SIECLE. Quelques explications:
Suite à l'article sur le repas du SIECLE, plusieurs lecteurs posent des questions. Voici:
Dès la Libération une grande partie du grand patronat, banquiers, hommes d’affaires et hommes politiques de droite sont condamnés pour avoir collaboré avec le régime de PETAIN ou directement avec les nazis. Ils sont la honte de la Nation.
D’autres passeront entre les gouttes en se forgeant un passé de résistant, se font oublier en redorant leur blason et veulent reconquérir leur position. Ils créent un club , LE SIECLE.
LE SIECLE réunit l’élite politique, économique et médiatique du pays. Il est très influent sur la vie sociale et économique de la France.
On y trouve des PDG de grandes banques ou de grandes entreprises, des hauts fonctionnaires des personnalités politiques très connues de droite et gauche ( socialistes), des journalistes et dirigeants de la presse.
Non , vous ne pouvez pas faire partie du SIECLE. Il faut être introduit par 2 membres dont , obligatoirement, un membre du Conseil d’Administration. De plus pour être admis comme « invité » il faudra obtenir 66 % des voix puisqu’une boule noire ( contre) vaut 2 blanches ( pour). On pourra toujours accuser les communistes de sectarisme mais cette pratique de recrutement se faisait pour admettre un résistant qui devait être parrainé par 2 ou 3 dirigeants, après enquête et attendre plusieurs semaines voir plusieurs mois pour entrer dans un réseau de résistance au péril de sa vie et du réseau. L’admission est fortement connoté de pratiques francs maçonnes , avec par exemple secret sur ce qui se dit lors des réunions qui se tiennent sous forme de dîners, au luxueux hôtel LE CRILLON. A l’origine il fallait être reconnu dans sa partie, être courtois et tolérant mais ne pas être communiste. Un seul à notre connaissance en fut, Jean Christophe LE DUIGOU, économiste et secrétaire confédéral de la CGT.
Pour juger de l’influence politique et l’idéologie de cette officine il suffit de consulter la liste des membres actuels ou anciens.
C’est la que se prennent les grandes orientations et décisions politiques pour diriger la France , bien sûr , dans l’intérêt des actionnaires des grandes fortunes. On comprendra aussi pourquoi les acquis sociaux sont minés ou remis en cause , surtout ceux établis par le Conseil National de la Résistance qui fit de la FRANCE un modèle équilibré entre travail et capital.
Le capitalisme et grand patronat veulent reprendre la totalité des pouvoirs. LE SIECLE en est un outil. C’est au SIECLE que l’on doit l’idée qu’on ne peut plus financer les retraites et comment faire avaler le message.
Le dîner traditionnel a été perturbé par une manifestation de citoyens pour souhaiter bon appétit à cette élite qui met l’économie sous la loi des plus riches ou qui nous intoxiquent chaque sur les antennes et les journaux. Bien fait !
Des noms ! Des noms ! …:
- Jean-Paul Agon (directeur général de L'Oréal)[11]
- Hélène Ahrweiler[8]
- Fadela Amara (présidente de Ni putes ni soumises)[11]
- Jacques Attali[12]
- Martine Aubry (première secrétaire du PS)[8]
- Robert Badinter (démissionnaire)[8]
- Michel Barnier (ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes)[13]
- Jacques Barrot (ancien ministre français du Travail, des Affaires sociales et de l'Emploi)[13]
- François Bayrou (ancien ministre de l'Éducation nationale)[13]
- Claude Bébéar (ancien PDG d'AXA)[1],[8]
- Antoine Bernheim[8]
- Éric Besson[8]
- Pierre Bilger[8]
- Michel Bon[8] ( anc. PDG France telecom
- Bernard Boulito (Heinz et Asics)[8]
- Daniel Bouton (ancien directeur du Budget, ancien président de la Société générale)[14]
- Thierry Breton (ancien ministre des Finances et grand patron)[1],[8]
- Arlette Chabot[8]
- Emmanuel Chain (journaliste, producteur pour la télévision)[1],[8]
- Françoise Chandernagor[8]
- Hervé de Charette (ancien ministre des Affaires étrangères)[13]
- Jean-Pierre Chevènement[8]
- Bertrand Collomb[8]
- Jean-Marie Colombani (journaliste, ancien président du Monde)[1],[8]
- Jean-François Copé (ancien ministre du Budget)[1],[8]
- Michèle Cotta (journaliste, ancienne directrice de France 2), première femme acceptée en 1983[1],[8]
- Anne-Marie Couderc (Hachette Filipacchi Médias)[1],[8]
- Stéphane Courbit (homme d'affaire)[15]
- Teresa Cremisi (Flammarion)[16],[8]
- Rachida Dati (maire du 7e arrondissement de Paris et députée européenne)[17],[18],[8]
- Étienne Davignon[8]
- Renaud Denoix de Saint Marc (ancien vice-président du Conseil d'État, membre du Conseil constitutionnel)[1],[8]
- Richard Descoings (directeur de l'Institut d'études politiques de Paris)[19],[8]
- Olivier Duhamel (Politologue, chroniqueur à Europe 1)[20]
- Bertrand Eveno[8]
- Laurent Fabius (ancien premier ministre)[1],[8]
- Luc Ferry[8]
- Michel Field (journaliste sur Europe 1)[21]
- François Fillon[8]
- Louis Gallois[8]
- Franz-Olivier Giesbert[1]
- Antoine Guichard (ancien PDG du Groupe Casino)[22]
- Élisabeth Guigou[8]
- Jean-Yves Haberer (ancien PDG du Crédit lyonnais)[22]
- François Hollande[13]
- Anne-Marie Idrac (ancienne présidente de la SNCF et de la RATP, ancien ministre, vice-présidente de l'association Le Siècle en 2008)[23][24]
- Claude Imbert (journaliste au Point)[1],[8]
- Odile Jacob (éditrice)[1],[8]
- Philippe Jaffré (décédé depuis)[8]
- Denis Jeambar (ancien directeur des éditions du Seuil)[1],[8]
- Laurent Joffrin (journaliste et directeur de publication Libération)[1],[8]
- Lionel Jospin (ancien premier ministre)[1],[8]
- Serge July (ancien PDG de Libération)[1],[8]
- Alain Juppé (ancien premier ministre)[13]
- Denis Kessler [25] (président de Scor)
- Bernard Kouchner (ancien ministre)[8][26]
- Julien Kouchner (directeur général de l'Agence CAPA)[27]
- Étienne Lacour (secrétaire général du Siècle)[1]
- Alain Lamassoure (ancien ministre du Budget)[13]
- Pascal Lamy[8]
- Jean-Christophe Le Duigou[8]
- Noëlle Lenoir[8]
- Corinne Lepage (avocate, ancienne ministre de l'Environnement)[28]
- Maurice Lévy (PDG de Publicis)[1],[8]
- André Lévy-Lang[8]
- Henri Loyrette (résident du Louvre)[29]
- Lisette Mayret[8]
- Jean-Marie Messier (écarté après le scandale Vivendi)[1],[8]
- Charles Millon (ancien ministre de la Défense)[13]
- Alain Minc[8]
- Simon Nora[8]
- Nicole Notat (présidente de Vigeo et ancienne dirigeante de la CFDT)[1],[8]
- François Nourissier[8]
- Christian Noyer (ancien directeur du Trésor, Gouverneur de la Banque de France)[30]
- Michel Pébereau (président de la BNP Paribas)[1],[8]
- Jean Peyrelevade[8]
- Sylvie Pierre-Brossolette[8]
- Bernard Pivot[8]
- Patrick Poivre d'Arvor (journaliste et ancien présentateur télévisé à TF1)[1],[8]
- Alain de Pouzilhac (ex-PDG d'Havas)[1],[8]
- David Pujadas (journaliste et présentateur télévisé, France 2)[1],[8]
- Jean-Pierre Raffarin (ancien premier ministre)[1],[8]
- Jacques Rigaud[8]
- Édouard de Rothschild (banquier et homme d'affaires)[1],[8]
- Simone Rozès[8]
- Alain-Gérard Slama (journaliste au Figaro et à France Culture)[21]
- Nicolas Sarkozy (sixième président de la Ve République et ancien ministre et président de l'UMP)[1],[8]
- Olivier Schrameck[8]
- Louis Schweitzer (ancien président du conseil d'administration de Renault, ancien président de la HALDE)[1],[8]
- Ernest-Antoine Seillière[8]
- Anne Sinclair[8]
- Dominique Strauss-Kahn (ancien ministre des Finances, directeur général du FMI)[1],[8]
- Marc Tessier (ancien président de France Télévisions)[1],[8]
- Jacques Toubon (ancien garde des Sceaux)[13]
- Jean-Claude Trichet[8]
- Hubert Védrine[8]
- Gérard Worms[8]
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