Les douze raffineries de métropole sont en grève.
Des employés de Total votent en assemblée générale pour la poursuite de la grève, à la raffinerie de Donges le 13 octobre. (© AFP Frank Perry)
A la veille de la journée de manifestations prévue demain samedi, et au lendemain d'une journée de mobilisation émaillée de heurts entre police et jeunes, de nouvelles actions sont prévues ce vendredi.
Côté lycées, des blocages se poursuivent et des rassemblements doivent se tenir dans la journée. Les raffineries retent très perturbées, certaines sont débloquées par les forces de l'ordre tandis que d'autres renouvellent le blocage. Quant au trafic, il se fait toujours en pointillé, avec un train sur deux en moyenne à la SNCF mais du mieux sur le RER A.
13h15 Environ 3000 personnes, salariés et lycéens, défilent dans le centre-ville de Nantes, où les cheminots ont reconduit leur mouvement de grève au moins jusqu'à lundi, ainsi qu'à Tours.
13h05 Plusieurs centaines de stations-service sont dépourvues de carburant en raison du blocage des dépôts de carburants et de la grève dans les raffineries françaises, indique l’Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP).
13 heures La CFDT Route appelle les routiers à se mobiliser en menant «des actions dans tous les modes de transports».
12h30 Les douze raffineries de métropole sont en grève, parfois temporairement, avec l'entrée dans le mouvement sur les retraites de celle de Gravenchon (Seine-Maritime) et celle de Reichstett (Bas-Rhin) sur l'avenir du site.
Un lycéen de 19 ans a été blessé par un fourgon qui tentait de forcer un barrage filtrant devant la cité scolaire Kérichen à Brest. Conscient, le jeune homme a été hospitalisé, on ignore encore la gravité de son état. Le conducteur a été interpellé.
12h20 La direction de la SNCF recense 15,5% de grévistes dans l'entreprise à la mi-journée, la CGT-cheminots 28,4%, au quatrième jour d'une grève reconductible sur les retraites. Des taux en baisse de cinq et trois points respectivement par rapport à la veille.
12h15 L'oléoduc approvisionnant en carburants les aéroports d'Orly, de Roissy, le sud de Paris et la région Centre ne fonctionne plus faute de produits pétroliers. L'une des raffineries Total qui l'approvisionne d'ordinaire, celle de Grandpuits, est en grève depuis plusieurs jours.
(Crédit photo: M.P)
Midi. Depuis ce matin, l'entrée du lycée parisien Turgot dans le IIIe arrondissement est bloquée par une rangée de poubelles et des lycéens manifestants plantés devant et débordant largement sur la rue. En fin de matinée, ils étaient une grosse centaine. D'après les témoignages, le blocage s'est fait «dans le calme au début» jusqu'à ce qu'une bande de jeunes «d'on ne sait pas où» arrivent pour «foutre la merde». A terre, quelques éclats de carreaux cassés. «A la base, nous on était calme, y avait pas de souci. Mais à cause des casseurs, on va encore entendre dire qu'on est violents», râle Sébastien, en terminale. Sur le trottoir d'en face, le proviseur du lycée Abbé-Grégoire confirme que les lycéens ne sont pas responsables des dégradations. Et s'interroge sur l'effet amplificateur que peuvent avoir les caméras de télé sur la montée des violences.
11h30. Une centaine de lycéens manifestent aux abords de Matignon, à l’appel de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), deuxième organisation de lycéens. Mot d’ordre: «Ni bambins, ni pantins».
11 heures. Le préfet de Paris Michel Gaudin, annonce avoir donné consigne aux forces de police de ne plus utiliser le flash-ball, dans la foulée des incidents survenus jeudi à Montreuil. Outre la capitale, la consigne s'étend aux trois départements de la petite couronne sur lesquels le préfet de police de Paris a autorité, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.
10h45. La maire de Montreuil, Dominique Voynet (Verts) annonce qu'elle a l'intention de porter plainte après qu'un lycéen a été blessé jeudi dans sa ville par un tir de flash-ball lors d'une manifestation.
10h30. L’Elysée confirme que la décision de débloquer plusieurs dépôts de carburant a été prise jeudi soir lors d’une réunion autour du chef de l’Etat afin «d’éviter toute pénurie».
10 heures Le ministère de l’Education nationale évalue à trois-cent-six le nombre de lycées perturbés à des degrés divers vendredi matin dans tout le pays, soit 7,1% de l’ensemble des lycées, et 36 de moins qu’au même moment jeudi.
A Maurice-Ravel à Paris (Charles Platiau / Reuters)
9h30. Deux importants dépôts de carburants bas-normands l'un à Caen, géré par les Combustibles de Normandie, l'autre à Ouistreham géré par Total, sont bloqués par plusieurs dizaines d'opposants à la réforme.
9h05. Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault estime que le
déblocage des dépôts de carburant par les forces de l’ordre n’est pas «la méthode qui permettra de sortir de l’impasse sur la réforme des retraites».
«Il va bien falloir que le gouvernement aborde le fond du problème (…) Je vois bien qu’il s’efforce aujourd’hui d’entretenir à la fois la polémique voire un climat qui n’est pas bon, c’est lui qui tend le climat dans le pays», a-t-il ajouté.
9 heures. Le dépôt de carburant Total de Cournon-d’Auvergne, dans le Puy-de-Dôme, a été levé vendredi matin «sans problèmes», indique une source policière. Il était bloqué depuis mercredi matin.
A Paris, le lycéen blessé jeudi matin par un tir de flash-ball à Montreuil va être opéré à l'hôpital parisien Lariboisière où il a été admis. Il souffre d'un décollement de la rétine et de multiples fractures à la pommette.
8h13. Le dépôt pétrolier d’Ambès à Bassens (Gironde) a été débloqué tôt ce matin. C'est le préfet de Gironde qui est venu négocier avec les grévistes ce matin, à 6 heures.
7h15. Les forces de l’ordre ont débloqué le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), le plus important de la région, qui était bloqué depuis jeudi par des syndicalistes CGT, annonce la préfecture, confirmant une information d’Europe 1.
Selon la CGT, l’intervention des CRS s’est faite en nombre, avec une cinquantaine de camions. «On avait donné pour consigne de ne pas aller à l’affrontement. On constate que l’Etat est beaucoup plus prompt à la répression qu’à la négociation», a déclaré à l’AFP une source syndicale.
7 heures. Le point dans les transports:
A la SNCF: «la circulation est conforme à nos prévisions», avec en moyenne de 2 TGV sur 3 au départ et à destination de Paris, 1 TGV sur 4 de province à province et un Transilien sur deux aux heures de pointe en Ile-de-France.
Pour les TER, le trafic sera en moyenne supérieur à 1 train sur 2, pour les Corail de jour et les Intercités, de 1 train sur 2, pour les Téoz de 1 sur 3.
A l’international, les Eurostar ne seront pas touchés.
A la RATP compte sur un trafic quasi normal des métros, bus, tramways et RER A mais seul un RER B sur deux circule en moyenne.
Pour le RER B en zone RATP (de Paris-Nord à Robinson et Saint-Rémy-les-Chevreuse au sud), tous les trains auront pour départ et pour terminus la gare du Nord, et l’interconnexion avec la SNCF ne sera pas assurée, a précisé la régie.
6 heures. Dans le secteur pétrolier, dix des douze raffineries sont affectées par des grèves très suivies et les dépôts de Fos (Bouches-du-Rhône) et de Bassens (Gironde) bloqués.
«De plus en plus de stations-service sont asséchées», s’est alarmée l’Union des importateurs indépendants pétroliers. Auparavant, le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, avait démenti toute «pénurie d’essence à la pompe».
Toutefois, le gouvernement a autorisé le déblocage d’une partie des réserves de carburant pour pallier tout risque.