Les électeurs plus indécis qu’en 2007 ? Faux.

Publié le par Section Pcf Vierzon

L'on peut être spécialiste des sondages et se montrer imprécis.

Invité, mercredi 1er février, du "Talk Orange Le Figaro", le secrétaire national chargé des études d'opinion et des sondages de l'UMP, Guillaume Peltier, s'est voulu rassurant pour son camp, alors que Nicolas Sarkozy est malmené dans les enquêtes d'intention de vote, en insistant sur l'indécision des électeurs. "Un Français sur deux hésite, n'est pas encore fixé sur son vote", a-t-il assuré, qualifiant ce chiffre "d'extrêmement marquant" (Le Figaro du 2 février) . Et de poursuivre: "C'est inédit !"

Un rapide retour en arrière, en consultant "au hasard" trois instituts permet d'invalider cette thèse. Chacun a sa manière de poser la question (êtes vous "sûr", "tout à fait certain"…), mais la tendance est la même.

IFOP. Ainsi, le dernier baromètre d'intentions de vote réalisé les 29 et 30 janvier 2012 par l'IFOP pour Europe 1, Paris Match et Public Sénat estime les électeurs sûrs de leur choix à 59 %. En 2007, selon le même institut,  ils étaient au nombre de 54 % dans une étude publiée le 25 janvier, un chiffre passé quelques jours plus tard à 52 %, le 12 février. La certitude des personnes interrogées étaient donc, il y a cinq ans, selon l'IFOP, inférieure à celle d'aujourd'hui.

TNS Sofres. Si l'on se réfère, cette fois, à TNS Sofres, la sanction est la même. Dans le dernier baromètre réalisé le 30 janvier pour Le Nouvel observateur et iTélé, 60 % des personnes interrogées estiment leur choix sûr. Lors d'une enquête le 1er février 2007, cet indicateur ne s'élevait qu'à 56 %.

CSA. Enfin, pour confirmer la tendance, les chiffres de l'institut CSA. Dans un sondage réalisé les 23 et 24 janvier pour BFM TV, 20 Minutes et RMC, la jauge des personnes sûres de leur choix s'élève à 56 %. Dans une enquête élaborée fin janvier 2007, ce chiffre n'était, pour CSA, que de 54 %.

BLOG/ "Le Monde"

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Publié dans POLITIQUE

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