Les riches et les puissants. TF1 et le CSA.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Cette note est rédigée à la va vite. L’air autour de moi est plein de fils glacés. Une brume sans fond s’est étendue sur les rives de la Manche. Le regard ne passe plus le mur cotonneux qui nous entoure. A peine si j’entends le bruit de la mer, là-bas. Ici, il y est question rapidement de la signature du nouveau traité européen.

Puis un mot sur la campagne. En général. Puis d’une enquête très édifiante sur l’incapacité morale des riches ! Jubilatoire. Ensuite, je parle de notre temps de présence médiatique. Et de notre protestation contre le sort que nous a réservé TF1 pour son émission « Parole de candidat ». Puis enfin il est question de ce blog. Et de la toile avec laquelle se confond notre liberté réelle actuellement.

Nicolas Sarkozy vient de signer le nouveau traité européen. Il a infligé aux dirigeants socialistes la mordante ironie des maîtres face aux excès de servilité. Il compte sur l’abstention habituelle de ces opposants en peau de lapin pour faire passer ce traité au parlement comme est passé le précédent. Il n’en reste pas moins qu’à présent le « projet européen » c’est officiellement l’austérité pour tous et pour toujours. Le modèle allemand devient la norme pour toute l’Europe.

Avec la règle d'or, le contrôle préalable des budgets nationaux par la Commission européenne et des sanctions automatiques, ce traité frappe le cœur de la souveraineté du peuple français, la souveraineté budgétaire. C’est donc un traité odieux. Dans l'immédiat, la signature de la France est engagée. Mais le traité n'est pas pour autant ratifié. Il est insupportable que Nicolas Sarkozy et François Hollande refusent de soumettre la ratification à référendum ! Pourquoi le font-ils? Parce qu’ils savent que les français ne veulent pas de cette Europe. Ils le savent ! Leur préoccupation est de passer outre ce qu’ils savent être la volonté populaire.

Le souverain n’est donc plus le maître chez lui, trois siècles après la naissance de Jean-Jacques Rousseau qui le premier discerna son identité et ses pouvoirs inaliénables. Pour nous commence donc une lutte sans répit. Quoi qu’il arrive, la résistance face à ce coup de force est désormais un devoir. Le contraire de ce qu’ont écrit contre moi Daniel Cohn-Bendit et ses amis José Bové et Pascal Canfin sous le titre « Pour l’Europe, ni Merkozy ni Mélenchon ». Je me fais bien sûr un devoir de vous donner le lien pour lire la réplique qu’y ont donné mes deux camarades Eric Coquerel et Corinne Morel-Darleux. Je le fais en me disant que certes nous avons beaucoup de mal à faire entrer le débat européen sur la scène publique.

La suite.. Jean Luc MELENCHON

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Publié dans FRONT de GAUCHE

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