Lycées, universités : mobilisations et intimidations
Tandis que la mobilisation contre la réforme des retraites était en augmentation jeudi dans les lycées près de 10% des établissements ayant débrayé pour participer à des manifestations, des incidents avec la police émaillent ces rassemblements, au point qu'à Montreuil par exemple, la mairie évoque "des violences policières contre les lycéens".
Dans cette ville, un jeune a été légèrement blessé par un tir de flash-ball ce jeudi.
Trois manifestants ont été interpellés jeudi à la suite d'incidents lors d'un rassemblement à Chambéry, après un feu de poubelle. A Lyon, une dizaine de lycéens ont été interpellés jeudi matin suite à des dégradations sur des abri-bus et des véhicules commises en marge de la mobilisation contre la réforme des retraites. A la mi-journée, un rassemblement place Sathonay, dans le 1er arrondissement, était en passe d'etre dispersé par la police.
Universités aussi
Un comité de mobilisation pour lutter contre la réforme des retraites s'est formé mercredi après-midi à l'université Toulouse-Le Mirail, lors d'une assemblée générale qui a rassemblé environ 500 étudiants. Après la journée d'action de mardi, les étudiants réunis au cours de cette assemblée générale, l'une des plus importantes à ce jour en France, ont lancé un appel à la grève et à manifester jeudi, lors d'une mobilisation départementale, et samedi, dans le cadre du mouvement national.
Roland, un des porte-parole du comité de mobilisation, a précisé que les cours s'étaient déroulés normalement mercredi et a lancé un appel aux professeurs pour qu'ils rejoignent le mouvement.
Un blocage de l'université comme en 2009, a été évoqué comme un mode d'action possible. Les élèves des lycées Bellevue et des Arènes ont prévu de défiler vers le centre-ville, encadrés par des enseignants et des parents d'élèves, afin d'intégrer la manifestation à laquelle ont appelé les syndicats (CGT, CFDT, Solidaires, FO, FSU, UNSA).
A Perpignan, environ 600 lycéens ont dressé des barricades symboliques devant leurs différents établissements. Ils ont ensuite défilé en ville. Quelques oeufs ont été lancés sur la façade de la préfecture des Pyrénées-Orientales avant que les manifestants ne se rendent à l'université
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Le président de l'université ayant fermé les grilles, les lycéens ont renoncé à faire la jonction avec les étudiants. Son homologue de Rennes 2, Marc Gontard, a décidé de fermer l'établissement pour la journée de jeudi "pour raisons de sécurité" après la pose de barrières bloquant le site par des "anarchistes autonomes", selon ses termes.
A Nantes, plusieurs milliers de lycéens, étudiants, mais aussi de salariés de la Caisse régionale d'assurance maladie, de l'inspection du travail ou de La Poste ont commencé à défiler dans le centre-ville en fin de matinée.
La FCPE, première fédération de parents d'élèves, a appelé jeudi dans un communiqué "les parents qui le peuvent" à "encadrer les cortèges lycéens dans les manifestations, " afin d'éviter "d'éventuels affrontements avec les forces de l'ordre ou des "casseurs".