Nous avons été une nouvelle fois trahis.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Les annonces du Premier ministre vendredi soir "ni plan social, ni nationalisation" ont été accueillies avec beaucoup de méfiance par les syndicats.

La déception était grande vendredi à Florange (Moselle) où les réactions, tant de la part des syndicats que du maire de la ville, exprimaient de manière parfois vive une méfiance sur les promesses du gouvernement et d’ArcelorMittal.

 

«Nous avons le sentiment d’avoir été une nouvelle fois trahis», a déclaré vendredi le porte-parole de la CFDT Edouard Martin, quelques minutes après la déclaration du premier Ministre Jean-Marc Ayrault.

Le délégué syndical a exigé la tenue d'«une réunion tripartite gouvernement-syndicats-direction» au cours de laquelle il souhaite avoir des garanties quant à «l'écheancier sur l’investissement de 180 millions euros promis».

«Nous n’avons aucune confiance en Mittal», a-t-il expliqué. «Les rénovations et investissements, c’est maintenant que nous les voulons, pas dans cinq ans.» «Nous avons été le cauchemar de Sarkozy, on pourrait être celui de ce gouvernement», a-t-il menacé.

«Une incohérence totale par rapport aux déclarations de toute la semaine»

Pour Lionel Burriello, représentant du collectif jeunes de la CGT à Florange, «c’est une trahison, une incohérence totale par rapport aux déclarations de toute la semaine, c’est de l’enfumage»«Rien que le mot "accord" avec ArcelorMittal ça me donne envie de pleurer, on a l’impression de vivre un Gandrange 2», a ajouté le syndicaliste.

Le maire PS de Florange (Moselle) Philippe Tarillon s’est dit pour sa part «sceptique», même s’il a qualifié l’accord «d’acceptable dans son principe». L'élu a invité les salariés à «maintenir la pression sur le gouvernement» et sur Arcelor.

«Comme les salariés j’ai du mal à croire en sa (ndlr, Arcelor) parole», a-t-il ajouté. «Je respecte la déception des gens qui ont mené et mènent encore une lutte digne et courageuse», a-t-il dit.

AFP, Agence France Presse.

Réaction du PCF:

Le refus de nationaliser laisse Florange et les salariés dans les griffes de Mittal.

On connait dorénavant le scénario de Jean Marc Ayrault. Il annonce un accord avec Mittal pour éviter un plan social et la poursuite de l'activité à Florange. Le scénario du premier ministre a déçu les 650 salariés car il peut tourner vite en mauvais film, ces prochains mois.

Comment faire confiance à l'investisseur Mittal et à ses engagements, d'autant que les hauts fourneaux restent fermés et ne redémarrerons pas à court terme ? 

Comment croire à des investissements de Mittal de 180 millions d'euros en 5 ans bien insuffisants quand le PDG indien ferme depuis des années tous ces sites en Europe ?

Le gouvernement s'est refusé à nationaliser un secteur industriel stratégique. La solution annoncée n'est pas à la hauteur, au vu de l'enjeu industriel. La seule garantie qu'aurait dû prendre le premier ministre aurait été de prendre la main avec une majorité de blocage au sein du conseil d'administration sur la base d'investissements publics, garantissant l'avenir de Florange.

Par PCF. 

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Publié dans Social-Economique

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