Nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites.
Après midi: Appel solennel au Sénat des groupes de gauche à suspendre le débat sur les retraites. Les présidents des trois groupes de gauche au Sénat ont demandé solennellement, mercredi 20 octobre, au président de la République de suspendre le débat sur la réforme des retraites et d'ouvrir une "très large concertation" avec tous les partenaires. (AFP)
Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat en interview sur i-Télé, a justifié son appel au président de la République pour la suspension de l'examen de la réforme des retraites : "On n'a jamais vu un gouvernement de la cinquième République qui puisse ne pas bouger et faire un geste, à l'égard de millions et de millions de Français (...) qui ont fait des sacrifices de salaires" et se sont mobilisés "lors de six journées depuis septembre".
"Le président de la République doit les entendre. Nous ne croyons pas possible que le aille jusqu'au bout au Sénat, sans aucun geste du gouvernement" pour modifier le texte, notamment concernant le relèvement de l'âge de départ à la retraite.
"Nous ne suspendrons pas les débats au Sénat", a répondu à l'opposition le ministre du travail, Eric Woerth.
Les accès à l'aéroport de Roissy sont bloqués par des grévistes.
(AFP) Forts d'une mobilisation contre la réforme des retraites qui ne faiblit pas, les syndicats s'orientent vers une septième journée nationale d'action, peut-être dès mardi, sur fond de blocages d'installations pétrolières et d'actions coup de poing. Les huit syndicats, qui se réunissent jeudi pour décider des suites, sont placés dans une situation délicate: maintenir, malgré le handicap des vacances de La Toussaint, la dynamique du mouvement après les défilés massifs de mardi de 3,5 millions de manifestants, éviter les débordements ou actions minoritaires ainsi que les risques d'un retournement de l'opinion en cas de pénuries de carburant.A la question de Guillaume Garot à l'Assemblée (SRC) : "êtes vous prêt, monsieur le ministre, à retirer votre projet ?
" Nous avons largement mené la négociation" répond Georges Tron, secrétaire d'Etat à la fonction publique. "Nous avons discuté plus de 80 heures à l'Assemblée nationale. (...) Le texte a évolué sur les pénibilité, sur les mères de famille, sur les handicapés, et va évoluer, sans doute ce soir, pour les victimes de l'amiante." Ceci grâce à la "négociation".
La gauche de l'hémicycle se lève et hue vertement. "Nous ne céderons pas à la pression de la rue ! " s'énerve Georges Tron.
13H25: Près d'un millier de lycéens et militants de syndicats et partis de gauche manifestent dans une ambiance festive devant le Sénat. Venus de Paris intra-muros ou de proche banlieue, les lycéens reprenaient en choeur les slogans lancés par une militante de l'UNL, organisation lycéenne qui a appelé au rassemblement avec la Fidl, juchée sur un camion de sonorisation.
Peu après midi, la plupart des lycéens ont été remplacés par des militants syndicaux arrivés par groupes (Opéra, impôts, pôle emploi, etc.), en clamant "tous ensemble, grève générale", accompagnés de cornes de brume.
13H17: Les éboueurs de Toulouse intensifient le mouvement de grève entamé hier en bloquant quatre de leurs cinq dépôts. Mercredi, seulement 5% des camions habituellement mobilisés ont pu sortir ramasser les ordures. Un service spécial est assuré dans les hôpitaux, cliniques et maisons de retraite, a précisé Thierry Artigue, secrétaire général FO, 1er syndicat de la communauté urbaine.
Les syndicats appellent à poursuivre le mouvement jeudi.
Les employés de la centrale thermique EDF de Cordemais (Loire-Atlantique) ont voté le blocage des accès de l'entreprise. "Plus personne ne rentre, hormis les personnels d'astreinte d'exploitation", a dit Christophe Sey, délégué syndical (Force ouvrière) de la centrale. "Les deux tranches fioul sont à l'arrêt, et les deux autres charbon sont au minimum technique", a-t-il ajouté.
12H05: Marseille : des militants CGT envahissent la chambre de commerce. Une centaine de manifestants ont envahi mercredi la chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence (CCIMP), à l'appel de la CGT.
Cheminots, postiers, agents des impôts et enseignants de la FSU ont suspendu des banderoles au balcon et agité des fumigènes, en forme d'"action symbolique contre le patronat".
La grève touche plusieurs secteurs de la ville et de la communauté urbaine (ramassage des ordures, crèches, cantines, etc). Des syndicalistes FO ont également bloqué mercredi aux premières heures de la matinée les trois tunnels urbains de Marseille.Angoulême : le dépôt des bus bloqué. Une centaine de manifestants bloquaient mercredi matin le dépôt des bus urbains de l'agglomération d'Angoulême empêchant tout trafic.
11H05: Dans le CHER les 650 lycéens (selon la police), alors rassemblés devant Jacques Coeur vers 10 heures, ont descendu la rue Baffier puis le boulevard du maréchal Foch, bloquant la circulation sur leur passage, avant de se diriger à nouveau vers Pierre-Emile Martin.Les Lycéens de Marguerite de Navarre sont alors venus les rejoindre.
10H47: Nicolas Sarkozy affirme qu'il a ordonné le déblocage de "la totalité des dépôts" de carburants "afin de rétablir au plus tôt une situation normale", dans une déclaration au Conseil des ministres, dont une copie a été remise à la presse.
10H46: Selon la CGT Transports, les accès à l'aéroport de Nice sont bloqués depuis 5 heures, tout comme à Nantes, Toulouse et Clermont-Ferrand.
La CGT Transports compte aussi bloquer Orly et Roissy.
10H32:L'université Lyon II est fermée "pour raisons de sécurité" (...) jusqu'à "nouvel ordre".
9H55: A Donges, des grévistes ont réagi à l'intervention des forces de l'ordre en bloquant les voies d'accès au dépôt mis à l'arrêt depuis le 12 octobre. Ils ont immobilisé des camions-citernes sur les ronds-points d'accès. «Toutes les voies d'accès au dépôt viennent d'être bloquées», résume le responsable CGT de la raffinerie Christophe Hiou.
Les manifestants ont dégonflé les pneus de camions-citernes sur les ronds-points d'accès afin de rendre impossible l'arrivée au dépôt des camions de carburant, a constaté un photographe de l'AFP.
9H33: Une dizaine de syndicalistes de la CFDT ont dressé un muret de parpaings devant la permanence de l'UMP à Lille. "Comme on est devant un mur, que le gouvernement ne veut rien savoir, on a décidé de monter un mur", a déclaré Didier Bonte, secrétaire général de la CFDT de la métropole lilloise.
9H11: A la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne), le blocage est maintenu. "Nous poursuivons notre mouvement" et "un simple ordre d'évacuer les lieux ne suffira pas, ça va être un peu plus compliqué qu'avec des étudiants, les personnes ici sont déterminées, très motivées après une semaine de grève", assure à l'AFP Franck Manchon, délégué CGT de la raffinerie.
8H42:
Les principales organisations lycéenne et étudiante, l'UNL et l'Unef, appellent à un rassemblement à 11 heures devant le Sénat.
7H45: «En une semaine, ce sont, au total, 1.423 casseurs qui ont été interpellés», a affirmé Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur devant la presse, et «1.000 (d'entre eux) ont été placés en garde à vue» dont «149 ont d'ores et déjà été déférés», a-t-il précisé.
7H40: Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a prévenu que les forces de l'ordre continueraient «à débloquer autant que nécessaire les dépôts» de carburants, après la libération de trois d'entre eux dans la nuit. Le ministre, qui préside la cellule interministérielle de crise activée lundi pour répondre à la pénurie de carburants, a précisé lors d'un point de presse que 21 de ces dépôts avaient été débloqués depuis vendredi.
7H30: Des manifestants contre la réforme des retraites bloquaient les voies de la SNCF et les voies de tramway à Nantes, de même que les accès à l'aéroport, a-t-on appris de sources concordantes. Les rond-points d'accès à l'aéroport de Nantes ont en outre été bloqués par des manifestants, dans le cadre d'une action annoncée dès mardi à l'échelle nationale par la fédération CGT des transports. «Les manifestants bloquent les rond-points et ne laissent passer que les piétons», a-t-on confirmé à la préfecture de Loire-Atlantique.
7H25: L'accès à l'aéroport de Toulouse-Blagnac était bloqué par quelque 600 manifestants contre la réforme des retraites, selon les organisateurs. La manifestation, organisée au départ par la CGT Air France, rassemblait aussi des membres d'entreprises comme la SNCF, la Direction départementale de l'équipement ou Freescale, ainsi que des lycéens et des étudiants, selon un délégué de la CGT Air France, Eric Genest.
6H00: Un quart des vols doivent être annulés mercredi en début de matinée à l'aéroport d'Orly, soit une trentaine de vols, en raison d'une journée de grève dans les aéroports à l'appel de la CGT transports pour les retraites, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).
5H30: Blocage de la sortie du dépot de Bus Vallée à VIERZON, par des militants de l'intersyndicale.
5H05: Le dépôt pétrolier du Mans a été débloqué sans incident par des CRS à cinq heures du matin, a constaté un correspondant de l'AFP. Une soixantaine de personnes participaient à ce blocage, qui a commencé vendredi, parmi lesquels des militants CGT et FO ainsi que des enseignants Sud et FSU. Une compagnie de CRS, venue de Tours, vers 4h30 et a fait évacuer les militants dans le calme.
5H00: Des grévistes ont bloqué les voies d'accès au dépôt de carburant de Donges (Loire-Atlantique) qui venait d'être débloqué par les forces de l'ordre dans la nuit de mardi à mercredi, en immobilisant des camions-citernes sur les ronds-points d'accès. Les manifestants ont dégonflé leurs pneus sur les ronds-points d'accès afin de rendre impossible l'arrivée au dépôt des camions de carburant.
4H10: Les gendarmes étaient intervenus peu après 4 heures du matin pour débloquer le dépôt de carburant de Donges, bloqué par un piquet de grève depuis le 13 octobre. Le déblocage du dépôt s'était fait sans incident.
Cette nuit à BOURGES, quelques dizaines de militants de l'intersyndicale ont bloqué les accès des Comptoirs Modernes Major Unidis de Bourges.