On lâche rien......
Près d'une centaine d'étudiants protestant contre la réforme des retraites bloquaient ce jeudi matin les deux principaux accès routiers à l'aéroport international Toulouse-Blagnac.
Des déviations ont été mises en place pour les passagers arrivant en voiture. Les avions décollaient normalement mais pour la plupart à vide.
L'opération a débuté vers 5h du matin et les étudiants, venus de la faculté du Mirail, en grève, prévoient de lever leur blocage en fin de matinée.
Des salariés de la régie de transport toulousaine Tisséo, des douanes, de l'aviation civile, d'Air France, des enseignants et des cheminots ont pris position sur trois rond-points. Ils devaient se disperser vers 9h, a précisé à Eric Genest, secrétaire CGT Air France.
"On a décidé de bloquer l'aéroport pour atteindre les décideurs qui prennent les vols du matin", a ajouté le syndicaliste, mais certains passagers parvenaient à se rendre à pied à l'aérogare, qui n'est desservi que par la route.
Une opération similaire a également débuté, ce matin, à Nantes où les manifestants ont bloqué l'un des ronds-points d'accès à l'aéroport.
Le SNPL France Alpa, premier syndicat des pilotes de ligne français, a lancé un préavis de grève de quatre jours (du vendredi 5 au lundi 8 novembre) pour protester contre la fiscalisation de certains avantages acquis votée par l'Assemblée nationale dans le cadre du PLF de la sécurité sociale.
L'article 16 du projet de loi de financement (PLF) de la sécurité sociale pour 2011 prévoit que "toute somme ou avantage alloué à un salarié, à raison de son activité professionnelle, par une personne qui n'est pas son employeur, est considéré comme une rémunération".
Cela veut dire que ces sommes ou avantages, comme par exemple un billet d'avion à tarif réduit attribué par une autre compagnie aérienne que son employeur à un pilote ou à un mécanicien sol, seront soumis à charges sociales et fiscales pour les salariés comme pour les entreprises, a expliqué à l'AFP Yves Deshayes, membre du bureau exécutif du SNPL France Alpha.
"Cela ne concerne pas que les pilotes, ça touche tout le monde, notamment tous les employés des entreprises de transport. S'il s'agit de taxer des rémunérations déguisées, ça ne nous dérange pas, mais taper très très large sur des avantages acquis liés à notre activité professionnelle, il n'en est pas question", a-t-il ajouté.