Quand François Hollande « mange avec les riches »…

Publié le par Section Pcf Vierzon

Au lendemain de l’annonce faite concernant l’augmentation des revenus des patrons du CAC 40, voilà que le média « Le Parisien » nous annonce que le Président de gauche social-démocrate, François Hollande, ira diner le 18 décembre (2012), avec les patrons de l'Afep (Association française des entreprises privées).

Voilà que l’élève dépasse le maître, après le n° 1, voilà le « Président des riches II ». Aussi, il est intéressant de lire les petits commentaires de l’article (en gras) qui démontrent le mépris de la social-démocratie pour les travailleurs mais aussi pour les démocraties d’Amérique du Sud.

"Le Parisien/ Aujourd'hui en France " du 12 décembre 2012:
Banquet patronal pour Hollande
François Hollande dînant avec la fine fleur du CAC 40 ? L'image risque de faire cauchemarder l'aile gauche de la majorité qui a déjà bien du mal à digérer le virage social-démocrate du gouvernement, entre le pacte de compétition et la décision de ne pas nationaliser le site Arcelor-Mittal de Florange. Selon nos informations, le président doit être l'invité d'honneur mardi prochain, veille de son départ en visite officielle en Algérie, d'un dîner organisé par le puissant lobby patronal de l'Afep (Association française des entreprises privées). "Sa présence est bien prévue" confirme une source officielle du bout des lèvres. Car, à ce stade, le rendez-vous ne figure pas à son agenda. Mais sauf changement de dernière minute, Hollande doit se rendre en personne au siège de l'association, dans le VIIIème arrondissement de Paris, à deux pas de l'Elysée.

Des députés PS s'alarment : De nombreux hauts dirigeants sont conviés. L'Afep regroupe 98 sociétés, la plupart cotées en Bourse comme Total, BNP Paribas, LVMH, L'Oréal, la Société Générale et même ... Arcelor-Mittal! Ce n'est pas la première fois que le président les rencontre: le 11 juin et le 23 août, il avait reçu à sa table à l'Elysée une poignée de dirigeants de ce lobby des affaires, dirigé par Pierre Pringuet, patron de Pernod Ricard.
Ce rendez-vous pour le moins insolite étonne après la séquence malheureuse de l'exécutif sur Florange. "Au mieux, c'est une maladresse..." se désole un élu. Certains députés socialistes, sonnés par le résultat des législatives partielles de dimanche, s'alarment mezza voce d'une multiplication des gestes en direction du patronat et d'un risque de coupure avec les catégories populaires. Les mêmes rappellent l'éviction de Lionel Jospin à la présidentielle de 2002. "Jospin avait dit: L'Etat ne peut pas tout. C'est le retour de la malédiction" s'inquiète un cadre du parti.

Ces derniers jours, deux phrases en forme d'aveu ont alarmé à gauche. L’Ube de Hollande, en petit comité sur Florange: "On aurait nationalisé, on aurait dû fermer nous-mêmes." L'autre de Jean-Marc Ayrault, dans le JDD: "Hollande n'a jamais promis qu'il sauverait toutes les usines." A l'Elysée, un haut conseiller balaie un "romantisme mortifère": "Florange est emblématique de ce qu'on va avoir à gérer. La gauche est censée changer le réel, mais le réel est tellement contraint que changer du tout au tout est compliqué." Et d'ajouter: "On n'est pas Hugo Chavez."

A droite, un ex-ministre savoure: "C'est faux de dire que ce qu'ils font en matière économique est nul. On n'aurait pas fait beaucoup plus!"


Et oui, notre Président du changement va diner avec les Pigeons et les Vautours devenus « Hollandophile », après que son 1er ministre et sa cour de ministres se rendent au congrès du Medef, puis pour contrebalancer, aillent boire un café aux restos du coeur. Le PS, c’est bien « le parti de tous les français », qu’ils soient milliardaires comme De Margerie et autres, milliardaire exilé comme Pinault ou à la rue sans toit ni travail comme les milliers de Robert et de Roberte… mais seulement des Français… « La France ne pouvant accueillir toute la misère du monde » avait dit Rocard en son temps…

La droite s’étant droitisée, la social-démocratie est mécaniquement devenue un parti de droite et elle l’assume : « une social-démocratie résolue et réaliste, réformiste au vrai sens du terme » D’ailleurs n’avait-il pas exprimé dans les média britanniques : « The Guardian, l'International Herald Tribune et The Financial Times » avant son élection « je me défends de toute agressivité à l'égard du monde de l'argent et j’entends me rapprocher sur ce thème de la position du président américain Barack Obama. La France de 1981, avec l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand, qui avait pris des communistes au gouvernement, n'a rien à voir avec celle de 2012, où il n'y a plus de communistes ».

Aussi, nous n’avons rien à attendre de cette politique qui ne sert que les riches et qui est méprisante pour ceux par qui Hollande a été élu.

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Publié dans Dans la presse.

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J
<br /> Monsieur HOLLANDE veut nous faire croire au monde des bisounours de la finance...Le gens de la finance s'entourent des meilleurs conseillers pour contourner les règles... Ce n’est pas Pépère<br /> Hollande qui va leur faire peur! Il est une carte de visite implicite chez ces conseillers dont dépend leur rémunération: faire plier des gouvernements! Les hommes de Mittal peuvent négocier à la<br /> hausse leurs prestations depuis lundi dernier. J'aimerais voir un tableau comparatif entre les mesures prises en leur temps par les sarkozistes et les hollandistes aujourd’hui...Il est certain<br /> que les lignes ont bougé mais pas vers une plus grande maîtrise de la finance mondiale. Seuls les politiciens de droite comme de gauche vont prétendre que ça bouge: c'est leur raison d'être! De<br /> même que nos "malheureux" privilégiés qui comptent bien profiter de la faiblesse de cette "gauche" très complexée.<br />
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C
<br /> La couleuvre est un animal fort utile et peu dangereux , sauf évidemment pour les petits rongeurs, dont elle en fait ses repas. Néanmoins, de là à nous en faire avaler à longueur d'antenne des<br /> kilomètres, par des parlementaires socialistes, il y a une énorme marge. Les élus qui s'expriment sur les ondes hertziennes, ne sont même pas persuadés de ce qu'ils avancent. Ils sont bien<br /> obligés d'employer des théories fumeuses, ces dernières dévoilent par la même occasion l'incapacité à gouverner autrement de ce parti social-démocrate très rose pâle. Le seul intérêt préservé est<br /> celui du grand capital, des marchés et de la finance (annoncée comme seul ennemi de M. Hollande ... avant les élections). Le PS ne peut même pas avoir un discours cohérent, la preuve sur<br /> Florange, sur le mariage pour tous ... etc., avec un président qui danse le tango de façon merveilleuse. Il est grand temps qu'une véritable politique de gauche soit mise en application et ceux<br /> qui veulent quitter le pays ... qu'on leur dise au-revoir, poliment, mais au passage, on leur taxe ce qu'ils ont détournés aux yeux du fisc et au détriment de l'intérêt général. Il y a dans ce<br /> pays 98 % de gens qui vivent avec moins de 1000 euros par mois ! Quand est-ce que ce gouvernement va faire quelque chose pour ceux qui dorment dans la rue, ceux qui ne peuvent pas se soigner<br /> correctement, ceux qui ne peuvent jamais partir en vacances, ceux qui sont en CDD permanent ... ? La liste est longue, trop longue !<br />
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