Rapport du Conseil Local du PCF - VIERZON
Digression : En 1974 , G. MARCHAIS erxprimait au nom du PCF une analyse qui s e résumait ainsi : le capitalisme entre dans une crise, grave, structurelle et durable. Mais à partir des années 75 et jusqu’à 2008 le capitalisme fut florissant et triomphant. ,( profit toujours à la hausse, dérégulations, victoires idéologiques, anti sociales et politiques..)
La crise fut pour les peuples avec les reculs sociaux et professionnels conquis depuis la libération. Mais cette fois on peut le dire comme cela : oui le capitalisme est en crise. Il est bien malade.
D’un point de vue idéologique, l’antagonisme fondamental s’exacerbe. D’un coté les hommes du capitalisme libéral retroussent les manches pour tenter de le préserver en faisant croire qu’il ne porte pas en lui-même les causes de la crise. La crise ne serait dû qu’un des indélicats à des dérapages et qu’il suffit de corriger quelques mécanismes ici et là. Ils ne prêtent qu’une oreille sur la question des rémunérations des grands patrons et des traders mais sur les mécanismes fondamentaux du capitalisme non seulement ils les préservent mais ils le renforcent avec les multiples cadeaux et plans de sauvetages.
De l’autre un courant travaille l’idée que le capitalisme est en crise profonde et systémique, que malgré les gesticulations sarkozyste et d’autres il ne peut pas se renouveler dans l’intérêt des citoyens du monde. Une partie de ce courant ( c’est le notre ) propose de le combattre et de faire autre chose, la création d’un nouveau type de société. Ce courant actuellement n’est pas majoritaire loin de là. Une autre partie des courants d’opposition, incarné par le PS, est en panne de vraies solutions pour sortir de la crise et ne croit pas pouvoir dépasser le capitalisme, ormis des adaptations et changements a la marge, un autre est pour des mesures radicales, le PCF est entre les 2. C’est une difficulté majeure pour répondre a la nécessité de rassemblement , comment et pourquoi faire ?
Nos analyses se confirment ( rappel : Au lendemain du G 20 de LONDRES, l’HUMA a été le seul à réagir en titrant que ce G 20 a été une coquille vide. Donc que les gouvernements libéraux n’apportent aucune solution pour réguler et règlementer la finance internationale dans l’intérêt des citoyens du monde. Nos analyses se confirment d’autant que tout le monde voit nettement que les états ont renfloué la finance privée pour recommencer et continuer. Les tares du capitalisme sont toujours la. Le G20 de Pittsburgh n’a rien accouché si ce n’est une gesticulation avec la question des traders et bonus ( même si il est utile de les encadrer ). Le chômage n’a pas été abordé ou si peu par contre encore un G 20 d’esbroufe pour masquer une volonté de soutenir le capitalisme, en détournant l’attention sur l’IRAN. Même les grands médias n’ont pu en faire 2 lignes.
Bien entendu le pouvoir sarkozyste est en première ligne faisant croire à une repris de l’économie, à une sortie de crise, à un redémarrage, à un soit disant rebondissement de la production technique. Mais le B.I.T organisme neutre et objectif confirme une augmentation de 450 000 chômeurs en France en un an . Il faut bien mesurer ce que cela signifie dans les quartiers populaires et dans la jeunesse. 22 % en plus ! la CGT craint 300 000 emplois industriels définitivement perdus, l’INSEE prévoit une baisse de 23 % des investissements pour l’industrie manufacturière , et ne prévoit qu’un redémarrage de la croissance insignifiant et de plus fragile, le nombre de PME en difficulté ou en faillite n’a jamais été aussi fort. D’un point de vue communication , les politiques de droite enrobent la crise et enfument l’opinion avec des propos rassurants, leurs experts sont pessimistes mais discrets.
"La suite à coté dans La phrase du Jour "