Révolution : Les urnes, la rue et l’abstention.

Publié le par Section Pcf Vierzon

La tentation abstentionniste a plusieurs visages. De l’incompréhension de celui ou celle qui ne s’y intéresse pas au néfaste “tous pourris”, le plus dangereux est de donner à son abstention une intention politique. En espérant une “révolution” en lieu et place d’élection, évoquant les succès récents des révolutions du “printemps arabe”, certains abstentionnistes (notamment le mouvement des indignés) oublient que la plupart des révolutions menées par la rue et bien souvent la violence n’auraient pas été nécessaires en démocratie. Contre-argumentaire. 

fdgpaveplein1.jpgC’est tout d’abord une vision biaisée de ce qu’est une révolution qu’il faut comprendre. Car à l’origine de cette abstention contestataire, il y a l’opposition artificielle de l’action de la rue et celle des urnes. La rue est la solution parce que les urnes n’apportent plus rien. La révolution pour renverser un système injuste, la révolution pour les faire “dégager”, la révolution pour tourner la page, ce n’est, selon cette partie de l’abstention, pas par les urnes que l’on peut l’accomplir. Ce constat erroné est le résultat de deux choses : le succès des révolutions menées par les rues à travers le monde, dernièrement en Tunisie et en Egypte, et une déception générale et profonde du peuple envers la politique. La suite.


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Publié dans FRONT de GAUCHE

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