Rythmes scolaires : Les parents d’élèves FCPE s'invitent dans le débat.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Dans le cadre de la consultation sur les rythmes scolaires, la FCPE du CHER réaffirme ses positions prises après de nombreux débats avec ses adhérents entourés de spécialistes.

Comme pressenti, et vu les conditions dans lesquelles s’organisent les débats, la consultation se révèle comme un écran de fumée jetant un voile sur de nouvelles réformes néfastes pour le service public d’éducation.  

La FCPE 18 première fédération de parents d'élèves a été oubliée du débat, trois rendez vous départementaux sur invitation en catimini dans des villes savamment choisies (deux d’entre elles appliquant la semaine de 4 jours bien avant 2007, une autre  souhaitant appliquer ce que le précédent inspecteur a tenté d'imposer et qui a été rejeté l'an passé par l’ensemble de la communauté scolaire). Si l’on veut pérenniser la semaine de 4 jours, imposer sans consultation ni concertation, c'est comme cela qu'il faut faire.

Les positions de la FCPE 18 sont-elles dérangeantes à tel point pour que l'on ne puisse les entendre ?

La FCPE 18 se prononce pour une semaine scolaire organisée sur 4,5 jours avec le samedi matin travaillé et exige le retour des 26 heures nécessaires d’enseignement, répondant mieux aux rythmes des enfants et aux conditions de  réussite de tous les élèves. 

Si le projet de 4,5 jours avec le mercredi matin permet un meilleur étalement de l’école sur la semaine, il maintient la logique de rupture du week-end difficile pour les enfants, remet en cause l’accès à des activités périscolaires indispensables (sport, centre de loisirs), et bouleverse l’organisation familiale.

Le samedi matin est un temps d’école essentiel. Comme le confirment nombre de spécialistes et de chercheurs, la semaine de 4 jours, au-delà de l’intérêt pour les adultes d’avoir le samedi libre, n’apporte pas d’amélioration sur les pratiques de l’enseignement, ni sur le confort de la vie de l’enfant.

Bien au contraire, cette organisation, appliquée depuis la rentrée 2008, néglige l’intérêt de l’enfant et renforce les inégalités. Elle a conduit à une réduction de 2 heures d’enseignement de 26 à 24 heures (soit 3 semaines par an), sans régler le problème de la journée trop longue, mal organisée et alourdie par la mise en place des nouveaux programmes.

Et les 2 heures d’aide individualisée l’allongent davantage pour les élèves en difficulté, sans apporter de vraie réponse. De plus, le ministère de l’éducation prend prétexte de ces 2 heures pour supprimer à terme les RASED (Réseau d’Aide Scolaire pour les Elèves en Difficulté). Or, ces élèves n’ont pas besoin de moins d’école, mais de mieux d’école pour réussir, avec un soutien dans le cadre du temps scolaire.

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Publié dans VIE du PARTI

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