Sanction du bilan antisocial de Zapatero.
Madrid, envoyée spéciale. Sur la place Callao, les jeunes générations du Parti populaire (PP, droite) haranguent le chaland. Mais dans l’indifférence. Pendant que la sono lance des airs antisocialistes, une queue interminable se forme sur ce lieu centrique de Madrid devant l’agence de la loterie nationale Dona Manolita, dans l’espoir de décrocher la grande cagnotte de Noël. « Il faut une autre façon de gouverner, s’époumone Rodolfo au micro. Il faut un gouvernement qui respecte la liberté, qui empêche le chômage. Nous voulons, nous méritons un gouvernement du Parti populaire. » Seuls les six militants présents applaudissent. Peu importe, semble-t-il.
| Partidos | Votos | Escaños | |
|---|---|---|---|
| 2011 | 2008 | ||
| PP | 10.830.693 | 186 | 154 |
| PSOE | 6.973.880 | 110 | 169 |
| CiU | 1.014.263 | 16 | 10 |
| IU | 1.680.810 | 11 | 2 |
| AMAIUR | 333.628 | 7 | |
| UPyD | 1.140.242 | 5 | 1 |
| PNV | 323.517 | 5 | 6 |
| ERC | 256.393 | 3 | 3 |
| BNG | 183.279 | 2 | 2 |
| CC-NC-PNC | 143.550 | 2 | 2 |
| COMPROMÍS-Q | 125.150 | 1 | |
Le « miracle espagnol », est parti en fumée
« Nous vivons le pire recul de notre histoire », insiste Rodolfo, en tapant là où cela fait mal : le social. « En 1996, avec une crise similaire, le PP (qui était au pouvoir à l’époque – NDLR) a créé cinq millions d’emplois». Cinq comme le nombre de millions chômeurs aujourd’hui. La crise économique, que le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero a mésestimée en n’évoquant qu’une simple « décélération ».
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