Avec Sarkozy et le capitalisme, les riches toujours plus riches !

Publié le par Section Pcf Vierzon

Le total des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France est passé en un an de 200 milliards d’euros (Mds) à 280 Mds et pèse désormais 15% du PIB contre 6% il y a dix ans.

Au cours de la décennie 1997-2007 le patrimoine professionnel des 500 plus grosses fortunes a triplé et a progressé trois fois plus vite que la richesse nationale.
Le magazine économique Challenge indique que l'origine de cet enrichissement général des fortunes provient de la flambée des cours de la Bourse, de la multiplication des opérations juteuses de rachats d'entreprises, et du retour en grâce des valeurs d'internet.
En 1997 il suffisait d'une quinzaine de millions d'euros pour faire partie du classement. Ce sont ceux-là mêmes qui ont bénéficié le plus des baisses d’impôts et exonérations diverses (14 milliards d’euro annuel à plein régime) adoptées par le parlement cet été à l’initiative de Sarkozy.
Les grands groupes à base française (ceux qui sont côtés au CAC40) accumulent d’énormes profits et les dilapident dans des opérations financières, contre l’emploi, les salaires, les qualifications et le développement des productions et des services.
Et ces profits colossaux ne doivent pas, non plus, cacher les difficultés considérables rencontrées par nombre de PME, du fait tant des conditions drastiques que leur réservent les banques que celles qu’imposent les grands groupes à leurs sous-traitants.
En 2006, sur 97 milliards d’euros de bénéfices nets, les groupes du CAC-40 ont reversé 32 milliards d’euros aux actionnaires et rachetés pour 8 milliards d’euros leurs propres actions afin d’en faire monter les cours en bourse et croître le rendement par action.

Ajoutons, que pour plus de 80% ces énormes profits proviennent d’activités délocalisées par les groupes à l’étranger, notamment aux États-Unis et dans la zone dollar, au détriment des productions nationales, mais européennes aussi, qu’ils continuent de dévitaliser.
Mais les entreprises ont à leur disposition non seulement l’argent des profits qu’elles réalisent grâce au travail et à la créativité de leurs salariés, mais aussi l’argent des fonds publics et celui des créanciers, notamment les crédits des banques. Aujourd'hui, plus de 70% de ces immenses ressources mises à la disposition des entreprises sont allés à la finance, au lieu de servir la promotion de l’emploi, des qualifications et des salaires, de la recherche et des investissements réels.
D'où la nécessité de contrôler les aides publiques et de pratiquer une politique sélective du crédit pour que l'argent aille à la création d'emplois et non à la spéculation ou à l'aide aux délocalisations. Le PCF propose la suppression du bouclier fiscal, la taxation des actifs financiers, un véritable impôt sur la fortune et la création d'un pôle public bancaire pour maîtriser le crédit.

Publicité

Publié dans ECONOMIE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article