Ca y est, nous sommes bien partis !
La campagne des élections présidentielles est lancée. Tous les médias nous présentent les deux futurs candidats du deuxième tour : François Hollande et Nicolas Sarkozy.
L’un, François Hollande, relancerait sa campagne par une lettre ouverte aux français, parue aujourd’hui dans Libération, qualifiant les années Sarko comme « la présidence de la parole » et nous propose de « changer de cap » - on dirait le slogan de George Marchais en 1972 – pour retrouver le « rêve français ». Il se voit déjà, « comme il y a trente et un ans, avec François Mitterrand », « diriger le pays ». Adresse qui se veut solennelle et très rassembleuse, le candidat du parti socialiste est conforme aux traditions des candidats de son parti : se présenter comme le seul crédible à gauche mais ne pas trop s’engager sur les propositions qui pourraient nous permettre de sortir de la crise. On attend avec impatience les orientations qu’il portera pour répondre aux besoins des français. Mais s’il poursuit sa stratégie d’ouverture aux idées centristes, pour ne pas dire de droite, il est fort à parier que « l’éventuel président » Hollande reproduira la déception populaire qui a suivit l’arrivée au pouvoir de la gauche en 1981.
L’autre, se déclare arc-bouté sur la conduite du pays dans la tempête de la crise. Seul à être capable de maintenir le cap d’une France forte, il veut nous faire avaler les couleuvres de sa politique anti-sociale en nous faisant croire qu’il peut maintenir l’activité économique dans notre pays. Il veut donner la priorité au « produire français » - tient, encore Georges Marchais en 1975 – et jouer la solidarité ouvrière avec les salariés de Sea France. Bien entendu, cette politique de récession ne s’attaquera jamais aux profits financiers destructeurs qui sont causes de cette crise systémique.
N’avez vous pas le sentiment que tout cela est du déjà vu, lu et entendu ?
Décidément, trouver les voies de l’innovation et de la responsabilité pour sortir du marasme social, économique et politique dans lequel ils nous ont plongés depuis trente et un ans appelle de notre part un engagement farouche pour définir ensemble un véritable projet de transformation sociale. Cela nécessite aussi de se donner les moyens politiques de mettre en œuvre celui-ci par le vote dès le premier tour de l’élection présidentielle – votez Mélenchon - et confirmer cette force aux élections législatives qui suivent en juin prochain - votez Front de Gauche.
BLOG/Ami