SeaFrance : la SCOP rejette les propositions de Sarkozy.
Les porteurs de la coopérative ouvrière (SCOP) pour reprendre la compagnie de ferries en Manche SeaFrance ont rejeté mercredi 4 janvier, dans une lettre ouverte, les propositions de Nicolas Sarkozy pour financer leur projet, les jugeant irréalisables.
"La solution esquissée" par le président de la République lundi "ne peut ètre envisagée en raison de l'insécurité juridique qu'elle engendre", écrivent les leaders de la CFDT qui portent ce projet, énumérant toute une série d'obstacles juridiques, commerciaux et techniques. "On ne refuse pas l'offre de Sarkozy, mais on dit que ce n'est techniquement pas faisable", a déclaré Didier CAPPELE, l'un des porteurs de la SCOP.
Dans une volte-face, Nicolas SARKOZY a demandé lundi à la SNCF d'appoter son aide au projet de SCOP par le versement d'indemnités exceptionnelles aux salariés "qui pourraient s'élèver à 50 ou 60 000 euros" pour leur permettre de les réinjecter dans la coopérative. Il a par ailleurs proposé le rachat des bateaux par la SNCF, qui les relouerait ensuite pour une somme modique à la SCOP, après une réunion de crise au ministère des transports sur l'avenir de cette compagnie qui emploie 880 personnes en CDI à Calais et qui génère au moins autant d'emplois indirects.
Mais, selon M. CAPPELLE, ces propositions sont incertaines car elles engendrent "l'incertitude pour la SNCF de récupérer les navires", une "perte du fond de commerce, du nom commercial, des systèmes de réservation fret et passager et donc de l'accès à la clientèle", écrit-il dans cette lettre.
"Par ailleurs, la liquidation de SeaFrance entraînerait de facto la nécessité de négocier de nouveaux accords d'exploitation avec les ports de Calais et Douvres sans avoir la certitude absolue d'obtenir les autorisations, notamment à Douvres", estiment-ils.
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