Il faut faire la révolution!
En 2009, il y a eu une hausse exceptionnelle de 6,2% du nombre d’allocataires de minima
sociaux. Fin 2009, 3,5 millions de personnes sont allocataires de l’un des onze minima sociaux, soit 6,2 % de plus qu’en 2008.
Cette hausse est en premier lieu imputable à l’augmentation du nombre de bénéficiaires de la partie socle du revenu de solidarité active (RSA) qui s’est substituée au 1er juin 2009, en métropole, au revenu minimum d’insertion (RMI) et à l’allocation de parent isolé (API). Cette évolution est directement liée aux effets de la crise conjoncturelle de 2008-2009.
Après avoir connu une baisse importante en 2008, le nombre d’allocataires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) repart aussi à la hausse avec une augmentation de 7,5 % en 2009, en lien avec une remontée du chômage de longue durée.
Le nombre d’allocataires du minimum vieillesse augmente de 1,4 %, alors qu’il avait connu une baisse régulière sur les cinq dernières années.
La croissance du nombre d’allocataires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) se poursuit (+4,1 %), sous l’impulsion du plan de revalorisation sur cinq ans engagé en 2008. Dans les DOM, la hausse du nombre de bénéficiaires de minima sociaux est nettement moins marquée qu’en métropole (+1,1 % contre +6,7 %). Au 1er semestre 2010, les premières données dessinent une augmentation puis une stabilisation des effectifs d’allocataires de minima sociaux d’âge actif.
Et selon la CNAF (Caisse Nationale des d'Allocations Familiales), « le nombre de bénéficiaire du revenu de solidarité active a augmenté de 6% en un an pour atteindre, 1,798 million à la fin 2010 ».
La croissance du nombre d’allocataires du RSA demeure très contrastée sur le territoire français avec des variations de l’ordre de 0% à 12% en fonction des départements.
Le nombre de bénéficiaires du revenu a ainsi progressé de plus de 10% en Lozère, en Charente, dans le Gers, la Loire et le Loir-et-Cher entre décembre 2009 et décembre 2010, alors qu’il a stagné en Haute-Corse, dans les Hauts-de-Seine et la Haute-Loire.
Voila pourquoi ce que l’on appelle les couches moyennes sont dans la peur du lendemain et que les couches populaires sont dans le rejet de tous "les politiques".
BLOG/Frederic