Jean-Luc Mélenchon se range au calendrier du PCF.
Le coprésident du "Parti de gauche" se déclare « ému et gratifié » d'être proposé comme possible présidentiable par Pierre Laurent.
Jean-Luc Mélenchon est « ému et gratifié » qu'il ait été proposé par le secrétaire national du PCF pour porter les couleurs du Front de gauche à la présidentielle. Samedi, au cours d'une conférence de presse tenue en marge du conseil national de sa formation, le coprésident du Parti de gauche (PG), soucieux de ne pas se mêler de la procédure interne aux communistes « qui doit aller à son terme », estime toutefois : « Dès lors que mon nom a été cité, qu'il est de facto proposé, je dois me préparer à l'hypothèse que c'est bien moi qui suis le candidat commun. »
Alors que Jean-Luc Mélenchon avait imaginé une autre manière de procéder pour aboutir à la candidature commune, il n'a aujourd'hui « aucune objection » à ce que la question se règle comme le décident les communistes, qui « sont les meilleurs analystes de leur propre rythme ». Il se dit « prêt » à se lancer dans la campagne si, à l'issue de leur vote, les adhérents du PCF le désignaient. « L'intérêt du candidat que j'espère, que je propose d'être, c'est un PC en bonne santé, avec des joues bien roses », répond-il au sujet de « l'effacement » du parti.
Le dirigeant du PG se veut également rassurant sur la répartition des candidatures aux législatives. « Sur les 300 premiers cas déjà examinés, il n'existe, à l'heure qu'il est, pas une seule divergence. Nos négociateurs discutent des trois clés de répartition : les finances, le nombre de titulaires et de suppléants, ainsi que les lieux. Je ne vois pas pourquoi cela tournerait mal, compte tenu des pourparlers autrement plus compliqués aux régionales. »
Jean-Luc Mélenchon dit être davantage motivé par le programme, « clair, sans approximations ». Conscient que des divergences peuvent exister avec ses partenaires sur des sujets importants, il affirme que le candidat commun portera « la parole commune. Cela vaut aussi pour les postulants aux législatives ». Mais, selon lui, sur le nucléaire, on doit avoir « l'honnêteté de reconnaître que cette question traverse nos propres partis ».
Journal l'Humanité