Le 23 mars, donnons plus de force à nos aspirations !

Publié le par Section Pcf Vierzon

Derrière les choix qui se profilent dans les mois qui viennent en matière de salaire, d’emploi, de retraite, de développement ou de démantèlement des services publics, de reconstruction ou pas d’une politique industrielle, se joue soit une sortie, soit une spirale de crise.
Le monde du travail doit se faire entendre.
Après les milliards donnés par les États aux banques pour soutenir le système financier et l’occultation des causes de la crise,celle-ci s’installe.Le chômage vient de franchir les 10 % dans la zone Euro.
Pour augmenter la rentabilité du capital,les entreprises exercent une pression permanente sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail, les retraites.

Le gouvernement maintient ses orientations, prétend que la crise est derrière nous, alors même que la chute drastique des emplois pour les jeunes diplômés se confirme. Il exploite la fragilité de la situation pour aller plus loin dans la remise en cause des droits sociaux,pour amplifier sa politique d’austérité pour les salariés et pour justifier les reculs.
Le patronat en profite pour accélérer les mutations structurelles et organisationnelles qu’il veut faire financer d’une part par les salariés et d’autre part par la collectivité.
Plus enclines à servir les actionnaires qu’à investir pour développer l’activité industrielle et les services, les directions d’entreprise bradent le potentiel productif.
Les services et les missions publics sont amputés et dégradés : aux 100 000 suppressions d’emplois depuis 2007 vont s’ajouter les 100 000 autres d’ici 2012 programmées par le gouvernement dans la fonction publique. Les services sont déréglementés.
Dans les services publics, les stratégies d’entreprise font la part belle au marché et menacent l’avenir de ces activités et la qualité du service rendu aux usagers. Les mesures prises ne font qu’aggraver la situation du monde du travail et les inégalités.
Pas moins que les autres salariés, les cadres, les techniciens sont touchés par ces politiques.
Nous avons besoin de créer des emplois qualifiés pour faire face aux défis industriels, sociaux, économiques et environnementaux.
La pression s’accentue sur l’encadrement :
- Entre les suppressions d’emplois industriels, les réductions d’emplois et de moyens
- dans la fonction publique, le mode de management qui tue le travail et au travail,
- le pouvoir d’achat des salaires en berne et les menaces sur leur retraite, les ingénieurs, cadres et techniciens subissent de plein fouet la violence de la crise.
Blocage des salaires et dispositifs de rémunérations variables : le pouvoir d’achat des catégories cadres et techniciennes ne cesse de se dégrader Les cadres et les techniciens aspirent à la sécurisation de leur salaire et souhaitent une augmentation de la part fixe de leur rémunération.
Selon le baromètre Réalités Cadres de l’UGICT-CGT-CSA réalisé en février, ils sont la moitié à considérer que leur rémunération n’est pas satisfaisante et les trois-quarts à souhaiter que la part fixe du salaire soit confortée.
Les politiques d’individualisation des salaires ont pour effet de ne servir correctement qu’une minorité et de fragiliser les salaires du plus grand nombre. Sans compter qu’elles s’appuient sur un mode de management qui organise une mise en concurrence des salariés, qui génère une organisation du travail contre-productive.
Le 23 mars dites-le avec la CGT des Cadres et des Technicien-nes !
Les politiques salariales doivent se fonder sur la reconnaissance des qualifications, une révision de la structure des salaires de l’encadrement, la fin du déclassemen des jeunes diplômés.
- Les femmes ne doivent plus être moins payées que leurs collègues hommes.
- La CGT des Cadres et des Techniciens revendique une retraite à taux plein dès 60 ans, la validation des années d’études, le maintien de l’AGIRC et des systèmes par répartition.
Les systèmes de retraites, maintes fois rognés, sont une fois de plus dans le collimateur.
Les choix que le gouvernement et le patronat s’apprêtent à imposer ne seront pas source de progrès.
L’encadrement est lucide. Alors qu’ils sont les plus sollicités par les produits de capitalisation, 70 % des cadres expriment leur préférence pour un système par répartition et 73 % font le choix, en matière de solution de financement, de la taxation des revenus financiers (Baromètre Réalités Cadres). Le mode de développement des vingt-cinq dernières années, fondé sur une logique de dévalorisation du travail, nous a fait entrer dans une crise économique et sociale grave.
Dans ce contexte, il est nécessaire et urgent de redonner à l’encadrement des marges de manoeuvre, un véritable rôle contributif pour réorienter les choix stratégiques et la finalité du travail.


Mobilisation du mardi 23 mars 2010 :

La FCPE invite les parents d’élèves qui le peuvent à se mobiliser le mardi 23 mars, sous ses propres mots d’ordre (pour une véritable « réforme » de la formation des enseignants, pour refuser de nouvelles suppressions de postes et exiger le remplacement des enseignants absents).
Elle invite à profiter des manifestations et rassemblements pour faire signer l’Appel national pour l’Ecole publique: (http://www.appelpourlecolepublique.fr/)
et la pétition « 100 000 voix pour la formation des enseignants: » (http://www.100000voixpourlaformation.org/).
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Publié dans ACTUALITEE

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