Le candidat derriere le ministre.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Pour Jean-Louis Borloo, futur candidat hors de question d'abîmer son image d'écologiste, Jean-Louis-Borloo1.jpgconstruite à l'occasion du Grenelle de l'environnement, en vue de la présidentielle de 2012.

L'ancien ministre a ainsi récemment déposé une proposition de loi visant à interdire la recherche et l'exploitation de gaz et d'huiles de schiste en France, une activité extrêmement polluante qui a déjà défiguré des régions entières aux USA et au Canada.

Cette situation est pour le moins cocasse. En effet, le texte déposé par M. Borloo prévoit "l'abrogation de tous les permis exclusifs délivrés", des permis qu'il avait lui-même accordés en mars 2010, alors qu'il était encore ministre de l'écologie.

Cette proposition de loi s'ajoute à celles déjà déposé par le Parti socialiste et par Christian Jacob, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. La crédibilité d'une candidature Borloo prête à sourire.

Jeudi soir, il a déclaré qu'il voulait incarner « l'aile sociale, humaniste de la majorité.» L'homme a tout couvert. Ministre sous Chirac, puis sous Sarkozy. Il n'a rien dit, jusqu'à l'automne 2010. Même sur son périmètre ministériel l'Ecologie, Jean-Louis Borloo n'a pas brillé. Borloo a été converti à l'écologie en juin 2007, quand Sarkozy lui imposa de reprendre le grand ministère du développement durable laissé vacant par un Alain Juppé défait aux élections législatives.

Deux ans plus tard, le fiasco du sommet de Copenhague, mal préparé, fut incroyable. Borloo promettait, à tort, des centaines de milliards de dollars pour les pays les plus fragiles face au réchauffement climatique. Comme Sarkozy, il confond vite annonces et résultats... comme son ancien patron. Rappelez-vous la maison à 100.000 euros.

Mais au final, la candidature Borloo n'est-elle pas une excellente nouvelle pour Nicolas Sarkozy ?

BLOG/JMR

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Publié dans POLITIQUE

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