Nous devons tout faire, même si c'est difficile, pour une cohérence nationale.

Publié le par Section Pcf Vierzon

L'incohérence, ou le soupçon d'électoralisme pourrait nous couter cher pour la suite.
Le Parti Communiste a besoin d'un maximum d'élus dont l'implication dans la gestion soit utile à son combat et aux luttes, au renforcement de son influence et au rayonnement de ses idées. Une évaluation serait utile à faire et à débattre sur ce plan politique et pas seulement sur des bilans de gestion.

L'expérience du front de gauche aux européennes, si elle a eu ses limites, a suscité un intérêt et des attentes qu'il ne faut pas décevoir.

Nous sommes favorable à une initiative du PCF pour des listes de large rassemblement de type front de gauche élargi; il s'agit de faire prévaloir des propositions transformatrices.
Le plus important pour l'avenir, n'a pas tant été l'addition de forces politiques, d'ailleurs plus ou moins grandes, que le fait que la démarche, avec l'implication d'un PCF porteur de son originalité de propositions, a contribué à ouvrir ou ré-ouvrir des portes, vers une nouvelle jonction avec le mouvement syndical.
Ce qu'on attend maintenant de nous, c'est la poursuite d'une démarche unitaire intelligente et fiable, c'est à dire fondée sur des propositions précises, sur les questions les plus cruciales, à commencer par l'emploi, et avec la cohérence communiste: pas seulement un mieux-disant social, mais reliant les objectifs sociaux, avec les moyens financiers et les pouvoirs sans lesquels des promesses sociales sont du vent.
L'enjeu de promouvoir des propositions radicales précises est d'autant plus grand qu'il y a l'enjeu des majorités régionales, des politiques qu'elles pratiqueront; et au delà il y a l'élection présidentielle où il faudra, mieux si possible qu'en 2002 et 2007, porter un projet transformateur, et un candidat communiste pour le faire.

Le mécontentement et des luttes montent contre Sarkozy; cela pousse le besoin d'une perspective politique qui galvaniserait le mouvement.

Mais, aussi, cela oblige de façon pressante à aiguiser et préciser notre intervention sur les propositions alternatives principales pour une nouvelle politique, pour un mouvement populaire de haut niveau.
Il faut travailler au développement des luttes et à l'implication active des salariés pour une nouvelle perspective, notamment par notre intervention dans les entreprises, et par une nouvelle construction organisationnelle du Parti parmi les salariés. Nous demandons que le secteur entreprises puisse y travailler dans des conditions nouvelles.

Cela devrait être une priorité collective. Une union populaire agissante dans ces lieux de pouvoir essentiels que sont les entreprises est décisive pour réussir.
Notre effort sur les propositions et les luttes est d'autant plus indispensable qu'il peut y avoir, face à Sarkozy, la remontée d'illusions sur une union de sommet au contenu très limité, voire une union « sacrée » anti-Sarkozy, aux contours ambigus.
Nous devons tout faire pour ne pas être piégés, à gauche, ou au sein du front de gauche.
Pour cela, des déclarations d'intention ne suffisent pas. Il faut gagner dans l'opinion. La bataille d'idée et l'action sur nos propositions sont décisives.
C'est vrai vis à vis du PS, mais pas seulement; il y a aussi débat, et des problèmes avec les partis du front de gauche, l'Huma l'a relevé à propos de l'énergie et du nucléaire, mais il n'y a d'autres points sur lesquels l'originalité, la cohérence des propositions communistes à tout à gagner à être mise en avant, et non pas lissée dans des formules trop vagues.
Le principal problème, c'est le contenu, le gauchisme étatiste du NPA sur les propositions, l'opposition au nom d'une conception archaïque de la révolution à des propositions de dépassement du système.
S'en tenir à des formules générales, comme « des politiques de rupture », « des politiques clairement ancrée à gauche »...c'est très imprécis. La référence à la reconquête des services publics, ou à de nouveaux critères d'utilisation de l'argent, c'est trop vague (même Sarkozy privatise La Poste en prétendant promouvoir le service public; le PS avec des relais dans nos rangs a privatisé tout en proclamant son attachement au service public; au nom des services publics, on a inventé le concept de service d'intérêt général, et les « missions de services publics »...utilisation de l'argent, contrôle des fonds publics, même fonds régionaux, ce sont des thèmes qui ont avancés, que d'autres reprennent, mais en les dénaturant).

Nous proposons que soit notamment mise en avant, dans notre texte, la proposition de création de fonds publics régionaux pour l'emploi et la formation; elle est particulièrement appropriée pour les élections régionales; les régions sont le niveau de sa mise en œuvre et de son expérimentation, et l'emploi est la première préoccupation populaire.

Il ne s'agit pas de distribuer de l'argent public aux entreprises; il s'agit, en prenant en charge, sous conditions précises et contrôlée par les travailleurs, tout ou partie des intérêts du crédit des banques, d'un premier pas réalisable vers un nouveau type de crédit, d'une avancée sur la conception d'un pôle public financier et de ses missions nouvelles.

Un crédit se libérant, à l'initiative et sous le contrôle des travailleurs, des critères du marché financier pour une efficacité sociale pour l'emploi, la formation, la recherche: ca c'est une « rupture » effective avec la logique libérale, mais aussi avec la logique insuffisante et illusoire de l'Etat providence.

 

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Publié dans VIE du PARTI

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