Taxe sur les transactions financières : accord sur le principe du conditionnel.

Publié le par Section Pcf Vierzon

C’est un Nicolas Sarkozy quoi voulait avoir l’air volontaire, qui a « déjeuné » avec Angela Merkel. Son but amplement communiqué : imposer une taxe sur les transactions financières. Et comme d’habitude, ils sont tombés d’accord pour dire : peut être, plus tard.

"Une bonne initiative pour passer de la parole à l'acte" disait Angela Merkel à la sortie de ce déjeuner. L’acte en question ? Une possible déclaration d’intention pour dans deux mois. La Chancelière a ainsi déclaré à l’issue de la rencontre : "Côté allemand, le but est d'avoir une déclaration d'intention des ministres des Finances (de l'Union européenne) d'ici début mars" sur une telle taxe. Elle a ajouté que "personnellement", elle pouvait "imaginer une telle taxe au niveau de la zone euro", mais qu’il fallait compter sur les désaccords de l’Angleterre et d’autres membres du gouvernement.

Nicolas Sarkozy a quant à lui assuré qu’il voulait rester moteur : « forcer l’allure », « donner l’exemple », mais rien de concret. Ni montant, ni modalité, encore moins de date. On ne sait non plus si la taxe portera juste sur l’achat d’actions, ou également sur les obligations et produits dérivés.

Pour mémoire, rappelons que le 21 novembre 2011 dernier, lorsque le Sénat de gauche a proposé l’instauration de cette taxe dite Tobin, l’Élysée s’y oppose. «La France ne peut légiférer seule, s’exclament les porte-paroles en brandissant la crise, cela nuirait à la place financière de Paris.»

Les deux dirigeants ont en tout cas réaffirmé leur volonté d’accroître et de contrôler les réformes de rigueur budgétaire.

BLOG/ Front de Gauche.

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Publié dans Social-Economique

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