Wauquiez fait le coup des bourses.
"Chaque année, c’est la cacophonie, les étudiants touchent leur bourse avec retard, n’importe quand dans le mois, ils servent de variable d’ajustement budgétaire mais là, c’est le pompon !" C’est sûr, par les temps qui courent, pour boucler les fins de mois gouvernementales, il n’y a pas de petites économies…
Fin août, Nicolas Sorkozy avait annoncé à grand roulement de tambour, la création d’un dixième mois de bourse, au lieu de neuf, puis neuf et demi précédemment - une promesse qui datait du début de son quinquennat, pour quelques 560.000 étudiants . Ceci, en réponse à l’allongement de l’année universitaire. Et dans sa conférence de presse de rentrée, Laurent Wauquiez, le champion de la "droite sociale" et grand pourfendeur des "profiteurs" des aides sociales, se glorifiait de cet effort consenti à destination des étudiants les plus modestes.
Oui mais voilà, les poches des étudiants restent en ce mois de novembre, pour beaucoup, désespérément vides. Les CROUS (Centre régionaux des œuvres universitaires), chargés de versées ces sommes aux intéressées, louvoient, expédient des documents pour signifier que l’argent est parti, va partir, mais beaucoup n’ont toujours rien touché pour le mois de novembre ! D’autres, même depuis la rentrée. Comme notre situation familiale a changé et nos revenus ont baissé, dans ce cas, on ne peut pas remplir le formulaire avec trois cases toutes faites sur Internet, et c’est encore plus long, mon fils n’a pas touché un sou depuis la rentrée raconte Brigitte. Excédée d’être promenée de services en services, elle a même téléphoné au ministère "Ils m’ont promis que ça arrivait". oui mais quant?
"Je me demande comment je vais faire pour manger"
Et sur différents sites et forums de discussion, la colère monte. "Je suis à Montpellier, toujours rien, mon découvert grossi et les frais bancaires suivent ! Si cette bourse arrive, et quand elle arrivera, ce sera pour éponger mon découvert", raconte ainsi Hervet. "C’est une honte ! Je me demande comment je vais faire pour manger, payer l’électricité, les transports en commun…", se demande Sophiane .
La situation est totalement anarchique. "Dans certaines académies, les étudiants ont touché l’argent, dans d’autres non… A Poitier, les étudiants en droit l’ont reçu. "Tout ça pour qu’à la fin, d’ici une à deux semaines, quand il débloquera la situation, Laurent Wauquiez puisse se glorifier devant les médias d’avoir obtenu pour les étudiants les plus pauvres ce qui leur était normalement du ! ".
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