La chronique de Charles Edouard de la PLEINE FOUILLE.

Retour en terre dionysienne

 

Chers amis, oui, j’avoue, je suis retourné à la fête de l’Humanité, malgré mon calvaire de 2008 (*).  Pourquoi me jeter à nouveau dans la gueule  du loup me direz vous ? Pour 2 raisons. La première est que Marie Véronique voulait absolument y retourner. Comme elle est devenue émancipée et  crypto-communiste je devais la protéger. La deuxième raison est  pour faire chier  les petits cons qui se sont foutu de nous l’année  dernière, à NEUILLY (*). Je ne parle pas de  Jean SARKOZY qui s’est laissé entrainer  par une bande de voyous. Il est le fils à son papa, mon ami Nicolas. De plus je magou… négocie avec ce brillant jeune homme pour entrer au conseil d’administration de  l’EPAD.

 

Cette fois, pour aller à la l’HUMA, j’ai abandonné mes fantasmes cauchemardesques  sur les cocos. Cette année je n’ai pas eu à négocier avec une employée sœur d’un coco pour une vignette. Dailleur je l’ai virée. Je me suis mis en costume, plus de fausse carte du PC , j’ai même obtenu une invitation à l’Espace Collectivité.  

Je n’ai pu dissuader Marie Véronique de mettre  son survêtement  ringard.

Dès notre arrivée elle a couru vers le stand du GERS. Je l’ai perdu dans la foule. Je crois qu’elle l’a fait exprès. Je suis allé au stand du CHER. J’ai  aperçu le prolo qui  m’avait pris en amitié ( un cauchemar) en me  balançant des tapes amicales dans le dos quand les hauts parleurs m’appelaient à l’antenne médicale (*).  Je lui ai demandé pourquoi il faisait la gueule en me voyant. Il a lu mes chroniques.

 

A l’espace collectivité par contre, des élus cocos sont venus solliciter mes conseils pour investir dans la création de services. Et puis quoi encore. (1). Par contre j’ai rencontré des collègues du CAC  et nous avons fait les compte de nos actions qui remontent en flèche. Après quelques wiskis et coupes de champagnes j’ai roulé un maire coco. Je lui ai refourgué un équipement. Et dix patates pour ma filiale de mobilier urbain.

 

Inquiet pour Marie Véronique je suis allé sur la fête.  En regardant les gens je me demande comment font-ils pour être aussi heureux. Des innocents sans aucun doute, ils ignorent que la crise va les mettre sur la paille.

 

En passant devant l’Agora, je tends l’oreille vers un débat sur le thème des finances des collectivités. Tiens ? Le maire avec qui j’ai conclu un marché est là.  Je défaille quand il dit au micro que sa ville est en difficulté budgétaire et qu’il ne peut engager des investissements.

Me serais-je encore fais avoir ?

 

J’aperçois LE HYARIC je lui demande si il n’a pas changé d’avis pour mettre la Fête de l’HUMA en bourse. «  Ah bonjour. Pas mal votre canular Charles Edouard » et poursuit son chemin en ricanant. Pfff. Depuis qu’il député européen…..

 

Je suis fou de rage, il faut que je me défoule. Je déambule comme une âme en peine cherchant un mauvais coup à faire aux cocos. Un maire socialiste me reconnait et m’invite à boire un verre. Ah non ! pas  au stand du CHER ! Je me dis que je peux  peut être me refaire sur son dos. Et puis avec les soss on peut toujours s’arranger.

 

A la 3ème bouteille de Sancerre, j’ai une terrible envie de pisser. Cela me rappelle quelque chose. J’espère que  l’autre…..Merde ! Il est encore là !

-  hep ? Ou allez-vous comme ça ? » m’interpelle t-il.

C’est bête à dire mais je me sens tout petit et faible, ici ou sont cachés ceux qui ont vraiment le pouvoir sur la fête, les monteurs. J’aimerai tant être dans mon bureau de 80 mètres carré à LA DEFENSE avec Sandy sous le bureau. Je bredouille penaud avec une voix chevrotante :

- bin on m’a dit que je pouvais…..

Il balaye d’un regard méprisant sur mon costume YSL et me toise d’un

- y a des toilettes publiques pas loin.

Je lui fais mon regard de cocker.

- vous imaginez si tout le monde fait comme vous ?

Et voila qu’il recommence à me faire la morale. Décidément les communistes ne changent pas.

- ben justement j’aimerai bien qu’on soit tous égaux.

J’espère qu’il comprenne en mes paroles un concept communiste. Mais non.

- Vos salariés ne vont pas dans vos toilettes du directoire que je sache.

- Vous me connaissez ?

Il me tourne les talons en éclatant de rire. Je fonce à la batterie de toilettes les cuisses serrées sur mon canal urètre comme si j’avais un Louis d’or entre les fesses. Et ça vous fait rire ?. En revenant, je demande au gros comment l’autre me connait. Lui aussi éclate de rire. Il m’apprend que celui qui m’a empêché d’aller pisser est mon créateur. Je vacille.

Je le hais je voudrais l’occire le faire griller à petits feux. Je me résigne, il a tout pouvoir sur moi. Surtout celui de me faire passer pour un con. Mais s’il croit que c’est une forme de lutte des classes efficace, il se trompe.

Je me vengerai.

 

A bientôt chers amis pour ma prochaine chronique.

 

 

(*) Immersion en terre hostile – 2

(1) Déprime