La chronique de Charles Edouard DURANT de la PLEINE FOUILLE "LE FEUILLETON de l'ETE"(9 premiers épisodes)

"La poste"

Madame monsieur, chers citoyens contribuables,

Je peux vous l’avouer maintenant car grâce au Président SARKOZY je n’ai plus le complexe d’être riche, sans travailler, en dormant. Dans ce cadre je peux donc vous dévoiler mes projets.

Je dois augmenter mon capital et grâce aux réformes et lois votées par l’UMP, je vais pouvoir placer une partie de ma fortune dans les services publics. Les notions de  services publics sont dépassées et ringardes. Que les recettes de ces services publics aille dans les caisses de l’Etat et non pas dans la mienne, vous trouvez ça juste vous ?    

Il faut être réaliste,  la  solidarité, l’égalité pour tous les citoyens, ne sont pas des valeurs rentables. Il faut aller de l’avant et moderniser l’économie. 

Je compte donc  placer mon argent à LA POSTE.

Lorsque avec mes amis actionnaires, nous serons au  conseil d’administration, nous réduirons la masse salariale, donc réduire les effectifs, et proposerons des tarifs revalorisés. Nous pouvons aussi proposer  des  tarifs différenciés, par exemple, un  tarif pour ceux qui  ont les moyens, un autre tarif moins cher, ( vous irez chercher votre courrier dans un cidex au bout de la rue sans jamais voir un facteur ) et enfin, un tarif pour les plus démunis qui iront en ville chercher leur courrier.  Bien entendu je pousserai à la rentabilité, donc les facteurs feront des tournées plus longues avec des charges plus lourdes. Quand à vous chers clients nantis, je vous rassure, vous n’aurez pas subir leurs jérémiades puisqu’il vous sera attribué des facteurs tout acquis à votre idéologie et ne passeront que quelques minutes avec vous. Rentabilité oblige.

Comme avec France TELECOM, fleuron de service et de technologie française, lorsque le service aura été vidé de son potentiel de profit,  ensuite j’investirai mes capitaux vers des grands groupes privés ou la, on ne m’embête pas avec l’esprit de service public au service des usagers, avec les syndicats, et salariés privilégiés  jamais contents.

Pour finir je vous remercie d’avoir élu Monsieur SARKOZY et sa majorité. Grâce à eux ma fortune augmente et je bénéficie du bouclier fiscal. Mais Madame Monsieur, je vous le dis, les yeux dans les yeux la main sur le cœur,  nous les actionnaires, nous sommes écrasés  de charges, nous sommes grugés d’impôts et de taxes, la vie est  si dure pour nous que nous sommes obligés de placer notre fortune au PAKISTAN , en INDE, poussés par notre générosité envers ces pauvres gens.

La solidarité et les services publics en France sont des inventions des communistes. Et vous, vous n’en voulez plus bien sûr, et vous avez raison, A BAT LES SOVIETS !  

VIVE LE LIBERALISME FINANCIER !! 

                                         Charles Edouard DURANT de la PLEINE FOUILLE

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" Un authentique winner"

Chers amis contribuables,

Je souhaite vous parler de liberté d’entreprendre, de dynamiser l’économie de notre pays. Je voudrais attirer votre attention sur les difficultés  que nous avons à faire vivre toutes ces valeurs. Et dans cette part de combat, vous avez votre place, VOUS , citoyens. Comme nous vous le disons souvent, notre collaboration est le sang de notre avenir, sans vous,  des hommes ( ou des femmes ) ne peuvent créer des entreprises, des emplois , de la plus value.

Vous le savez ,aujourd’hui grand nombre d’investisseurs et d’acteurs économiques sont en difficulté. Je ne vous parle pas de mes pauvres amis américains qui ont placé leur argent dans les banques qui ont creusé un trou et récolté le tas. Non je vous parle d’une  personne que vous connaissez bien et que vous aimez pour vous avoir fait connaitre de grands moments de bonheur grâce à l’OM et de nous ravirent grâce à son immense talent artistique.  Oui je veux vous parler de Monsieur Bernard TAPIS. Enfin justice lui a été rendu , sa force d’entreprendre a été reconnue , après avoir été honteusement spolié, vous allez vous contribuables, rendre à Bernard sa fortune ( encore qu’il en perde beaucoup. Snif ). Là encore , il faut rendre hommage à Monsieur le Président qui a su rendre justice. Oui cet homme dynamique et entreprenant, a bâti sa fortune à  la force des mains des travailleurs et de l’argent de l’Etat pour emprunter sachant faire  fructifier ses investissements en sauvant des entreprises sauver des emplois avait tout  perdu.

Lâché par ses amis socialistes et de droite, il a su reconquérir sa place grâce a la télévision et au Président SARKOZY.  Certains disent avec mépris et jalousie que tout ceci n’est que vil copinage alors qu’en fait ce n’est que solidarité.

Et sachez que jamais, mon ami Bernard et tous ceux qui le soutiennent n’oublieront jamais votre générosité, votre soutien à la liberté d’entreprendre. Dailleur, il m’a confié qu’il allait annoncer  jouer OSCAR gratuitement toute l’année. Une grande vitre blindée le séparera du public pour le protéger de vos manifestations d’affection.

Nous devons vous mettre en garde contre une poignée d’oiseaux noirs ou rouges qui prétendent que vous contribuables, vous n’avez rien à voir dans ce fiasco, qu’il n’est pas juste que vous mettiez la main à la poche pour renflouer le compte en banque de Bernard TAPIS.

Première chose, ils se trompent car la banque qui a spolié mon ami Bernard était à forte participation de l’Etat, donc l’Etat est dans le coup et comme l’Etat c’est vous, vous devez assumer. C’est à   Monsieur Jean  PEYRELEVADE qui dirigeait le Crédit Lyonnais à l’époque que je vous conseille de vous adresser. J’aimerai aussi vous donner les noms et adresses des élites qui dirigent nos institutions  financières mais, vous me connaissez, la délation n’est pas dans mes habitudes.

Voila chers citoyens contribuables, la triste épopée d’hommes d’affaires qui font vivre le pays.

Merci encore d’être aussi c…généreux.

Dans ma prochaine chronique je vous parlerai de mes amis investisseurs américains et européens  dont la situation est dramatique. Vous le verrez , il est difficile de retenir ses larmes . A votre bon cœur messieurs dames.

                                         Charles Edouard  DURANT de la PLEINE FOUILLE

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" Le tas"

Mais chers amis contribuables, je dois faire amande honorable : Je ne porterai pas plainte contre le petit voyou communiste qui diffuse des textes signés de mon nom. Je ferai comme les grands médias bien pensants : Je vais l’ignorer. De plus j’ai enquêté sur lui, conclusion : c’est un casse couille. Et il n’est pas seul. Si il n’y avait que les cocos qui proposent de dissoudre le PCF, ça irait, mais quand je pense à lui, je ressents une vive douleur au bas du ventre,  j’entends les craquements de noix dans un étau.

Mon usurpateur diffameur à mis le doigt sur la question  du tas. En effet quand on fait un trou, on fait automatiquement un tas. Et le tas a disparu. Certains disent que l’argent est virtuel.

Pauvres naïfs. Est-ce que j’ai une tête à faire du fric virtuel ? Est-ce que j’ai une tête à piquer dans la caisse et laisser le fric posé à coté au vue et au sus…  « non Sandy pas maintenant », au sus de tout le monde ?

Non non, croyez moi, le fric existe bien. Quand un actionnaire spéculateur négocie les ventes ou les rachats de titres ce n’est pas pour du beurre. Par exemple avec ma filiale américaine nous avons accordé des crédits aux ouvriers américains,  quand ils n’ont plus été en mesure de rembourser leurs mensualités, on les a foutus dehors. A nous les dizaines de milliers de pavillons à  150 000, 200 000 dollars et à nous le versement des mensualités. Enfin, s’ils peuvent. Bien sur vous allez me dire qu’en étant propriétaire de dettes j’ai du vent. Oui mais je suis potentiellement détenteur de centaines de millions de dollars que les gens doivent payer malgré tout. Dans l’hypothèse ou ces imb…ces gens ne payent pas,  que croyez-vous qu’à fait votre génial Charles Edouard ? J’ai créé une société de créance qui émet des titres.  Des naïfs croyant  avoir une partie du gâteau, ont acheté mes titres. J’ai donc empoché le prix de la vente des titres ( le fameux tas ) et pour ceux qui m’ont acheté du vent, RIEN !!  Ne soyez pas inquiets pour eux, aucun ne s’est suicidé.

Quoiqu’il en soit, tirant des leçons j’ai conseillé à mes amis financiers et à mon ami Nicolas d’abandonner le « tous propriétaires ». On peut rouler dans la farine les ouvriers américains, mais ici, les français sont  plus cultivés politiquement, ils voient plus loin que le fond de le porte monnaie. Ils ont des partis des journaux des économistes compétents qui alertent et informent. Si  nous sommes éclaboussés, on pourra toujours dire que c’est de la faute à quelques  spéculateurs irresponsables outre atlantique.  Et c’est ce qu’à fait Nicolas et BUSCH a dit OK à tout.

Avec les pressions et lobbysme sur les Etats pour détricoter les règlementations financières, j’ai pu réaliser cette œuvre et en plus j’ai pu placer le tas là ou c’est autorisé de l’écrire nulle part. Vous me voyez écrire dans mes comptes ? «  10 millions de dollars –  iles Caïman ….30 millions d’euros – subprime…10 millions – Lichtenstein - Angleterre… », merci aux  différents gouvernements libéraux de gauche et surtout de droite, je peux le faire.

Bon,  je voudrais bien que l’autre arrête d’écrire à ma place. Il va finir par me faire repérer et je vais encore recevoir des cailloux dans la rue. Et vous là !... qui écrivez à ma place ? ….Si je finance l’HUMANITE, vous cessez de publier des insanités sur mon compte ? Non ? Et si je vous donne du fric ? ….. Non plus ? Vous êtes vraiment inadapté à la modernisation.

Vous voyez, mes amis avec les communistes y a rien à tirer. Heureusement qu’il y a les socialistes

Avec eux on peut s’arranger. Voyez un VALLS un STRAUSS KHAN une Ségolène, voila des gens raisonnables. Et même COHN BENDIT ! Je vous en parlerais de ce charmant garçon une autre fois. Remarquez ils ne peuvent pas faire autrement, ils n’ont pas de projet alternatif. Et pour nous, requ…opérateurs financiers, c’est très bien ainsi.

                                                           Votre ami Charles Edouard

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"Agression"

Mes chers amis contribuables,

J’ai le cœur déchiré, ma main et mon stylo Mont Blanc tremblent  encore sous le coup de l’émotion. Vous allez constater que les clichés ont la vie dure chez certains et que parfois notre vie est un enfer pavé d’injustices.  Votre Charles Edouard  a été victime aujourd’hui d’une agression. Je sortais de mon bistrot  préféré, le  FOUQUET’S établissement que vous connaissez tous  pour ne pas pouvoir y mettre les pieds. N’ayez aucun regret, vous y seriez mal accueilli.

Laure Astrid fille d’un ami banquier, jeune femme remarquable que des mauvaises langues décrivent comme sarkoïnomane, embrasse son Charles Edy ( c’est moi ) et m’invite à aller à l’hôtel tout proche. Mais je suis un travailleur acharné, il est 15 h,  je dois assister à un conseil d’administration d’une filiale de mon ami Ernest Antoine, pratiquement sans rémunération , une misère de 5 000 euros pour 2 heures de réunion. Pourtant je dois suivre nos affaires dont dépend un pan entier de notre économie.

C’est en nous séparant que 3 individus à l’allure très peuple et vulgaire m’interpellent. Ils éructaient des horreurs  qui ne signifient rien pour moi : « ..foiré !…quefélapolice !…kiktafoutud’not’pognon !… oie zif !… » Oie zif ? S’agit-il de cette volaille très prisé à noël chez les pauvres ?  Laure Astrid ayant  vécu à la campagne pu m’éclairer. Ils ne parlaient  pas de gallinacé et leur propos signifiaient un acte sexuel que mon éducation m’interdit de nommer ici mais que je pratique seulement pour affaire ou au cours de soirées très fermées. Puis tentant de m’expliquer et de les remercier pour les plans de sauvetage de ma  banque, ils m’ont rudoyé. Quand je choisie le mépris pour cette piétaille, ils me jetèrent des cailloux. A ce propos je demanderai à mon ami Bertrand pourquoi il y a des cailloux sur les Champs.
Eh oui  chers amis, le monde de la finance est simple et juste. Vous placez votre argent dans ma banque, nous le plaçons à nouveau sur des opérations qui nous rapportent 20 à 30 % le montant et a vous, 3 ou 4 %. Nous avons investi dans une banque américaine qui ne peut nous rendre notre argent. Bande de voleur ! de l’argent que nous venions de vous prendre !! c’est une honte ! un scandâle !!! Toujours est-il que ce placement infructueux entraine une difficulté pour restituer à nos clients  leurs dépôts. Mais qu’ils se rassurent, nos amis gouvernants et  bienveillants, vont transférer des fonds d’Etat dans nos caisses et ainsi nous pourront vous restituer votre dépôt. Vous aurez payez pour récupérer votre argent. Sauf aux 3 voyous communistes qui m’ont jeté des pierres aux Champs Elysées.

Et tout rentre dans l’ordre la roue continue à tourner, tout va bien. Faites nous confiance. Votre argent ne risque rien. N’écoutez pas les communistes qui veulent nous prendre notre argent et le redistribuer, qui veulent nationaliser votre maison, votre voiture et votre jardin.

A bientôt chers amis

Votre Charles Edouard DURANT de la PLEINE FOUILLE

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"Diffamation"

Chers amis contribuables,

Aujourd’hui , je voudrais vous faire part de ma colère. Vous me connaissez bien maintenant, vous  avez jugé de mon honnêteté et de ma  sincérité. Voici les raisins de ma colère ( Comme vous pouvez le constater , j’ai des références littéraires qui prouvent que je suis très proche du peuple ).

Un petit plaisantin fait circuler sur le net des chroniques en mon nom. Ce procédé est bien connu chez les communistes et gauchistes pour discréditer l’élite de notre économie. Je vous informe que je porterai plainte en diffamation contre cet individu. A coups de procès d’intention et d’interprétations il jette l’opprobre sur moi et mes amis.  C’est intolérable.

En d’autre temps, ils se sont aventurés dans cette bataille qu’ils ont perdu, et cela à provoqué des malheurs, comme le Front Populaire avec ces inepties sociales et économiques ( les congés payés , les 40 heures, augmentation des salaires et autres droits ). Souvenez vous , cela mit le pays sur la paille.  Mais grâce à Dieu, le Maréchal arriva. Malgré le don qu’il fit de sa personne à la FRANCE, son sacrifice suprême ne put rétablir l’ordre, il fallut que nos amis américains et anglais interviennent. Un drame personnel me toucha  à la Libération, mon grand père et mon père, grand industriel et banquier ont été jetés au cachot comme de vulgaires manants pour avoir fabriquer des armes pour l’Allemagne et avoir dit publiquement «  mieux vaut  HITLER que le Front Populaire ». Aujourd’hui je suis fier de réhabiliter leur mémoire, leur courage et que le patrimoine revienne dans la famille.

Oui chers amis, notre économie qui repose sur notre capacité d’entreprendre, d’investir notre fortune, faire fructifier cette fortune est la seule qui vaille. La stabilité et l’expansion éconOMIQUE !!! est le seul salut.

Si ce n’est pas cela , que puisse donc être l’avenir ? Dites-moi, les CHAVEZ  MORALES CORREA et autres utopistes irresponsables ?  Oui  je dis bien irresponsables, avec des inepties économiques comme de vendre à la pompe le plein d’essence 65 centimes d’euros, obliger mes amis pétroliers à vendre à l’Etat leur gagne pain pour  financer des retraites pour les vieux, des écoles , des hôpitaux et autres gaspillages,. Et revoilà ce fléau étatique qui remplit les caisses de l’Etat  et non les nôtres.  Quelle injustice !

Oui mes amis je vous le dis, nous reculons de 40 ans alors que nous voulons avancer  vers la grande époque ou il n’y avait que des droits pour nous, élites financières, capitaines d’industrie, grand patrons,  banquiers et nobles. Vous voyez ou nous a conduit ce prétendu progrès social qui nous ruine.

Et le petit plaisantin qui s’amuse  à me ridiculiser, lui soutien les communistes CHAVEZ MORALEZ CORREA et autres farfelus utopiques. Et ces gens n’ont pas un regard pour mes amis américains qui ont tant fait pour l’Amérique Latine.

Voila mes chers amis, je voulais vous alerter sur ce grave danger qui risque de plonger  notre civilisation dans le chaos et la gabegie. Ne baissez pas les bras et faites nous confiance. Votre argent, si vous en avez, nous intéresse et  il est entre de bonnes mains.

A bientôt chers amis.

                                        Charles Edouard DURANT de la PLEINE FOUILLE

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"Tous pour moi"

Chers amis, mes doigts sont frénétiques sur le clavier  pour  exprimer  ma joie après le G20 et le sommet de l’OTAN.

Il faut l’avouer, mes amis et moi, pilier de la puissance financière étions extrêmement  inquiets pour l’avenir de notre système économique basé sur l’accumulation et la concentration  des richesses et le non partage…… ? Ah, je saisie. Comme vous pas tout comprendre, moi y en a  expliquer  simplement. G 20 avoir donné beaucoup de sous à nous  et OTAN, grande armée pour mater rébellion si vous pas content ou si vous faire régime partageur avec vilains communistes qui veulent me prendre  usines et fortune.

Voila en quelques mots les 2 grands évènements de cette semaine. Ils renforcent notre stabilité et notre puissance. Et le pays s’y retrouve puisque j’ai créé des emplois. J’ai embauché un gardien jardinier plombier régisseur pour ma propriété de Sologne. J’aurai voulu qu’il soit aussi cuisinier mais il m’a proposé sa femme (ces gens là quand vous donné la main ils veulent le bras ) Dans ma grande générosité j’ai accepté, en contre partie ils logent dans les anciennes écuries qu’ils rénovent. Ils me paieront aussi un loyer et ils toucheront une allocation logement. J’ai aussi remplacé, Steeve mon valet irlandais. Soucieux de donner une chance à des pauvres j’ai embauché un pakistanais, Abdul. Il m’a demandé d’embaucher sa femme. ( eux aussi , quand vous leur donner le doigt ….). Après tout, 2 pour le prix d’un. Et comme il est musulman pas de danger qu’il adhère au PCF et qu’il me balance à Marcel.

Comme je cherche un chauffeur, Abdul m’a proposé son frère Oussama. J’ai hésité car il ne veut pas couper sa barbe. Tant pis  je lancerai l’idée qu’un domestique barbu est du dernier chic. Comme il est intégriste il n’écoutera pas ma femme et il  me racontera tout ce qu’elle fait. Comme il est méchant comme la gale quand il entend le mot «  communiste », je pourrai  faire en sorte qu’il corrige Marcel. Seulement Marcel est bâti comme un 2ème ligne.

A propos de Marcel, je l’ai aperçu avec Steeve distribuant des tracts contre le G 20 et le sommet de l’OTAN sur le boulevard.

J’ai derechef, appelé un ami à l’intérieur qui a aussitôt dépêché un escadron de CRS. J’ai ordonné à mon chauffeur  de se garer à proximité pour rire un peu. Voir Marcel se faire matraquer ? Quel pied !  Mais le gradé des CRS m’a lancé un jovial :

-  vous avez vu Monsieur ? on a fait vite n’est ce pas ? »

Entendant cela, la bande  de communistes s’est  précipité vers moi. Une petite vielle a cassé le rétroviseur d’un coup de canne, mon chauffeur  a le nez comme une aubergine,  j’en suis quitte pour une casquette et  ma  voiture est endommagée. Les CRS  dégageant mon véhicule d’une grappe de communistes ont loupé leurs coups de matraque, la ROLLS est toute cabossée. Tan pis je dirai que moi aussi j’ai fait de la Résistance altermondialiste. Ca peut servir à la Libération.

Je dois vous donner des nouvelles de Marie Véronique. Les communistes me l’ont pourri. Elle ne veut plus de domestiques, encore moins d’une femme de chambre pakistanaise. Elle parle d’exploitation et autres niaiseries infantiles.  Elle est autonome et libérée comme elle dit.  

N’empêche mes amis, c’est une grande semaine. Je vais toucher grâce au plan de relance en France, une autre fois au niveau mondial, j’ai bon espoir pour une relance européenne. Mes actions remontent en flèche la police me protège, matraque les cocos, et l’armée mondiale veille sur mes intérêts. Quel bonheur.

A bientôt

                                                                       Charles Edouard.

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" Immersion en terre hostile – 1er épisode "

Mes chers amis, laissez moi vous narrer ma dernière aventure.  Lors d’une soirée ou le Dom Pérignon  coula exagérément, nous nous sommes lancé des défis les plus fous. Ernest Antoine annonça qu’il partait pour CUBA. Vous imaginez les blagues désopilantes «  tu diras bonjour à Fidel de ma part…. fait des moustaches au Ché… propose un cigare à  ta stagiaire... ». Jean Edmond  lança le défi d’aller incognito à une réunion place du Colonel Fabien, bref, une soirée pleine d’esprit et de drôleries. Je lançais mon défi : aller samedi 13 à la fête de l’HUMANITE. J’ai eu un franc succès, toujours bienveillants du genre «  ...tu es fou !...nous ne pourrions rien pour toi en cas de danger… ». Sandy, ma directrice de com, se traina à mes genoux pour m’en dissuader. J’en profitais pour ouvrir ma braguette. Elle me doit bien cela, je l’ai fait entrer dans le conseil d’administration de notre compagnie d’assurance.

Mon hôtel particulier résonne encore des cris d’horreur de Marie Véronique, mon épouse, quand je  lui fis part de mon projet. Au nom du meilleur et du pire, elle accepta de partager les dangers.

Durant une semaine nous avons mis au point  cette périlleuse aventure. Une secrétaire m’a

procuré une vignette et un programme auprès d’un cousin communiste, nous nous sommes faits livrer par TATI des vêtements pour nous fondre dans l’environnement, je me suis fait fabriquer une fausse carte du PC, j’ai pris des cours de langage populaire, je me suis fait un cv digne d’un ouvrier de chez RENAULT et j’ai payé un informateur pour me décrire  la fête de l’HUMANITE. Nos amis nous appelaient pour nous dissuader d’une telle folie. Ou pour nous mettre au défi, comme ce trou du cul  Jean Bertrand  de la Visslardière, mon vice Président, qui m’encourageait. Bien sûr, il veut ma place. Je lui ai  proposé de m’accompagner, il prétexta, lâchement,  un problème  de transit lié aux fumés de grillades.

Samedi 13 septembre. 7 h .  Marie Véronique et moi mettons au point les derniers détails, notamment vestimentaires. Je la persuade que son ensemble DIOR et son Louis VUITTON sont inadaptés et nous feront repérer. En survêtement elle est plus crédible et met  en valeur son gros cul.

7h 30 notre chauffeur nous conduit au métro Fort d’Aubervilliers.  Il a la consigne de claironner que nous sommes en week end aux BAHAMAS et de mettre tout le personnel 2 jours en congés.

9 h 30. Nous cherchons la station Opéra. Cette idiote de Marie Véro m’a induit en erreur, nous sommes à Gare de Lyon.

10 H 30. Nous sommes à Château de Vincennes. Marie Véronique est épuisée, je la soutien.

 ( avancez  feignasse).  

11 H. Nous sommes à Bastille. Nous nous rapprochons de l’objectif.

12 H 30. Marie Véro à envie de faire pipi. Elle se retient car nous  sommes loin du Fouquet’s.

13 H Elle ne tient plus. La peur au ventre nous pénétrons dans un établissement malfamé tenu par un arabe. Ca sent le graillon. Dans une langue inconnue il dit «  les toilettes sont là madame ». Cette idiote de Marie Véro failli nous trahir en disant «  merci mon brave, Charles commandez moi une petit coupe en attendant ». Heureusement je rattrape le coup en disant

«  euh ma gonzesse  veut dire un p’tit ballon d’ rouge » Je paye. Le gargotier n’a pas la monnaie d’un billet de 200 euros,  il nous jette dehors. Sans payer ! ¨Première grande victoire ! J’ai roulé un prolétaire.

14 H. Nous sommes à La Motte Piquet. Tout va bien, mais le timing est dépassé. Il faudra que je licencie notre chauffeur. A cause de lui notre objectif s’éloigne et nous sommes perdus.

15 H 30. Je sens une odeur de grillade qui s’appelle  merguez. Le morale remonte car mon informateur m’a dit que la fête de l’HUMA était celle de la merguez. En fait c’est un restaurant arabe. J’ai mal au pied dans mes baskets Nike. Il faudra que je demande à ce beatnik de Richard BRANSON de me rembourser.

17 H -  Nous demandons notre chemin a un privilégiée en retraire de la sécu. Il éclate de rire et nous dit que ferions mieux de prendre l’avion à Orly et atterrir au Bourget. Il se fout de notre gueule, je me sens humilié.

18 H  - Nous nous rendons à l’évidence, nous échouons. J’appelle Benoit.

Il nous faut sauver l’honneur. Pour ne pas être ridicules, nous jurons discrétion et nous  ferons une nouvelle tentative Dimanche.

A bientôt pour la suite de cette aventure

                                                                                  Charles Edouard

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" Immersion en terre hostile – 2e épisode "

Dimanche 14 septembre. 7h 30.

Je ne licencie pas  Benoit, notre chauffeur, j’ai encore besoin de lui. Il  nous conduit jusque à la station de métro La Courneuve. D’un air moqueur il nous dit que si cette fois nous nous perdons, il me fiche sa démission.

7h 48 -  C’est le grand saut dans l’inconnu.  Dans le RER nous imitons les gens en  lisant le programme de la fête. Ils sont tassés et l’air heureux. Pauvres gens. J’aurai dû me procurer un badge PCF ou un tee shirt avec cet horrible marteau et faucille.

Marie Véro  dit a un jeune «  oooh il est vachement beau ton tee shirt  Ché GUEVARA ».

Je donne du coude  à cette gourde, mais le jeune prolétaire retire son  tee shirt et le tend à Marie Véro en disant «  cadeau camarade ».

2ème grande victoire !!  nous obtenons gratuitement un trophée. Pas étonnant que les cocos soient en faillite.

Nous suivons une foule dense qui se dirige vers l’entrée. Marie Véro à un moment d’angoisse. Pas question de renoncer, c’est une question d’honneur.

Une ouvrière, déchire ma vignette avec un « bonne fête camarade ».

Quelle horreur ! Se faire traiter 2 fois de « camarade » !  Elle me gâche la journée.

Nous sommes agressé par les sonorisations, les slogans ridicules ( changer le monde, créer une nouvelle espérance..faire payer les riches  etc … ).

Pauvres gens. Marie Véro me  dit que je suis pâle, je me tapotte les joues pour les rougir, ça fait plus prolo aviné.  Nous marchons derrière  un groupe en costume de bonne coupe. Ah ? Serait-ce une délégation UMP ? 

Nous les suivons  rassurés. Ils nous conduisent à un ensemble « Espace Collectivité ».

Nous voulons entrer mais une  armoire à glace africaine me barre le passage.  « Votré badge, missié ? – quel badge ? ». Soudain «  eh Charles Edouard !! » malheur nous sommes repérés. C’est un Député  socialiste que j’ai rencontré lors d’un cocktail. «  Venez » il négocie  avec le chef  blanc et costumé, qui fait oui de la tête.

J’étais loin d’imaginer  que les cocos sachent s’adresser aux hommes d’affaires. Avec plaisir nous voyons des gens habillés avec classe, de jolies femmes décolletées et élégantes, décor kitch, musique d’ambiance, coins privatifs pour magou…. Pour négocier et discuter affaire, hôtesses sexy, moquette, fauteuils relaxants, éffluves des meilleurs cigares, champagne ou whisky à volonté.  Nous nous sentons proche de notre milieu, bien que des gens nous regardent. Ma casquette Ricard, et le survêtement de Marie Véronique semblent les étonner.

Dehors la tête me tourne, Marie Véro pouffe de rire. C’est le champagne. Ragaillardis nous retournons dans ce monde inconnu et sauvage.  Nous ne savons plus ou donner de la tête entre les groupes de musiciens, les spectacles, les produits, les expos, les stands. Nous nous arrêtons au GERS. Le soleil chauffe. Le pousse rapière aussi. Marie Véro sympathise et rit avec un jeune prolétaire communiste. D’autant que son survêtement est ouvert sur ses  nichons généreux. Il nous propose de déjeuner ici. J’ai peur. Nous mangeons. Je suis gai. J’ai envie de vomir, c’est sans doute le mélange Ricard pousse rapière que m’a offert un petit chauve à moustache et mouche blanche.

Soudain  je m’étouffe avec un flageolet et je défaille quand mon regard se pose sur un  passant. HORREUR ! …GREMETZ !  Et pendant ce temps là ma femme s’amuse comme une folle et  danse avec le jeune coco qui la pelotte outrageusement. Je ne dis rien. Il est bâti comme 2eme ligne.

16 h – Nous repartons , je perds Marie Véro dans la foule. Tant pis, il faut avoir le sens du sacrifice. Je m’arrête au pays du Sancerre. Un lieu de perdition. Je m’infiltre dans un groupe ennemi qui prône la tendance radicale. La plus dangereuse. Un  moment d’angoisse s’empare de moi , j’appellerai bien mais mes amis sont trop lâches pour venir à mon secours. Je décide de feindre la sympathie. Je sors un billet de 100 euros et je paye à boire. Je les vaincrais par leur vice. Je lance « le sancerre coule à flot » à coté de moi un grand répond en écho

«  comme l’argent ». Ah ? Serait-ce Patrick ARTUS ? Non,  c’est que le député du coin. Oh combien il dit vrai, n’empèche que ce type est un vrai danger pour notre modèle financier à moins qu’il se rapproche du PS.

16 H 30 - Je suis bloqué au bar et je ne puis plus aller au  cœur du défi, assister à la grande messe du meeting. Tant pis  je mystifierais mes amis en lisant un Humanité le lendemain.

Une jeune femme qui sent l’ouvrière m’entraine pour danser la java bleue. Si je n’avais crainte que Marie Véro ne débarque je la culbuterai bien entre 2 stands. Je me fais plein d’amis qui me tutoient. Autour de moi résonne sans arrêt un nom : « Aurélien ! Y a plus de PQ…Aurélien ! Y a plus de merguez !...Aurélien ! faut d’la monnaie ! » Cet Aurélien est surement un chef organisateur communiste. Un type dangereux.

17 H  - la sono éclate : « le camarade Charles Edouard DURAND de la PLEINE FOUILLE est attendu à l’antenne médicale pour retrouver Marie Véronique. Je répète….. ». Je pense très fort « mais elle va pas se taiiiire….connaaasse !!!! ». Un subversif me donne une grande claque dans le dos «  éh ! Charlot ! c’est pas d’ta bourgeoise qu’on cause dans l’micro? Si sasse trouve elle fait un coma éthylique. » dit il avec un rire gras. J’ai cru mes derniers instants arrivés. Insouciant et n’ayant peur de rien , je néglige Marie Véronique et continue à  faire boire les cocos.
18 h  –  Ma vessie est pleine. Je négocie avec un type derrière pour aller pisser. Sur son badge est écrit «  fédération du CHER – Doudou » . Ce con me fait la morale. Lui est un vrai rouge dangereux. Il me laisse aller dans ce qu’ils appellent « toilette ». Horreur ! Simultanément, je pisse sur mon pantalon, je vomis sur mon tee shirt et en me penchant mes Ray Ban tombent dans la cuvette.

20 h - je suis bourré. Marie Véro déboule alors que je mesure le bonnet du soutien gorge d’une dangereuse communiste. Marie Véro est échevelée et hilare. Elle n’a plus de soutien gorge. Elle commande du Sancerre en disant à la cantonnade  «  à la santé du vigoureux camarade du GERS ». Salope.

20h 30 – Le long du bar, une épave vomit sur mes Nike. Je vomis aussi. Encore. Je suis très contrarié, il faut que je me défoule. Je téléphone à notre chauffeur  pour lui faire croire que nous sommes perdus. Il me doit donc sa démission.

21 h – Deux  agitateurs communistes se plaignent de ne pas être assez pour démonter. Cette idiote de Marie Véro me propose pour donner un coup de main. Je lui rétorque « C’est cela, et je vais adhérer au PCF aussi ? » Aussitôt un militant m’entreprend. J’adhère au PCF pour avoir la paix. C’est Marie Véronique qui rempli le papier Je dois attendre une convoc  de la cellule. Cause  toujours.

22 h – Merde ! J’ai oublié que j’avais une fausse carte du PC. Marie Véronique me rassure, elle a bien rempli le bulletin. Quelle conne ! Elle a mis mes authentiques coordonnées.

00h –15 septembre. DUGNY - Benoit ne peut venir nous chercher je l’ai foutu dehors. Il fait nuit et frais, on entends des cris de bêtes sauvages.

03 h - Nous arrivons à NEUILLY. Nous croisons une bande de jeunes bruyants et plus bourrés que nous. Marie Véronique leur lance «  salut camarades ». C’est  Jean SARKOZY et ses copains. Nous prenant  pour des communistes ils se foutent de notre gueule. P’tits cons.

Bilan : j’ai claqué 4 000 euros et Marie Véronique  12 000 au profit des communistes, ma femme s’est fait culbuter par un coco, on a vomi sur mes baskets neuves, j’ai vomie mon confit de canard flageolet, j’ai faim, nous sommes à la porte et j’ai adhéré au PC.

La suite...
"Sauvé !!"

Chers amis lecteurs et contribuables,

Mes amis et moi vous remerciant du fond du porte  feuille, d’actions bien entendu. Mon ami Nicolas, le Président SARKOZY à fait ce qu’il fallait faire et la confiance est rétabli. Et pourtant la situation était difficile pour nous. J’ai du virer 25  de mes traders qui avaient acheté sur mes conseils des titres pourris. 3 milliards d’euros partis en fumé. Enfin, quand je dis «  partis en fumé » façon de parler bien sûr,  ils sont dans les coffres de collègues. Des voyous.

Mon amie Christine ( LA GARDE bien sur) m’avait gentiment informé  du déroulement du plan de mes amis Nicolas et Gordon. Petit parenthèse pour  rendre hommage a Gordon BROWN sachant merveilleusement jouer de son image de socialiste et faire mieux que nos  libéraux.

Aussitôt je me rends au siège de la DPF BANK (  Banque Durant de la Pleine Fouille) ou je réunie mon staff et lancer une stratégie de reconquête. Je me fais conduire par Roger mon nouveau chauffeur, ( recruté parce qu’il est complètement idiot et moins malin que BENOIT qui me  traine aux prud’homms et me fait chanter avec Sandy ) et à mes cotés, Sandy ma directrice de com. J’écoute France Inter sur son conseil. Une émission réunie 3 invités dont un communiste un certain DIMICOCOLI (ça ne s’invente pas).  Je demande aussitôt à Roger d’augmenter le son, et je repousse Sandy qui s’apprêtait à me prendre en bouche.   Mon sang se met à battre quand le coco parle de placer l’argent sous le contrôle des citoyens. Quelle naïveté ! Je prends mon  chauffeur à témoin « N’importe quoi !! Roger, vous voudriez contrôler mes fonds zet  capitaux  vous ?..... » J’entends déjà sa réponse «  oh non monsieur, je suis bien trop respectueux de la liberté économique et monsieur est parfaitement apte, chacun à sa place et blablabla….  ». Au lieu de cela il répond  «oh oui monsieur. ». Mais quel  con ce chauffeur ! Faudra que je pense à trouver  un autre.

Je bois du petit lait  à la question « voteriez vous le plan de sauvetage.. ». Le vert passé a droite ( un type bien)  et le gauchiste  d’ATTAC répondent qu’ils le voteraient. Je m’esclaffe. Mais ma joie est de courte durée quand le communiste dit qu’il ne le voterait pas. J’appelle sur le champ le Ministre de l’information. Sandy me fait remarquer que ce poste n’existe plus depuis POMPIDOU, de colère je jette violement mon portable. Il Résiste lui aussi, comme ces communistes. Même sous mes coups de talons. Par contre ma Weston n’a pas résisté.

Sandy me calme. Non,  pas en se penchant , mais en me rappelant que nous allons recevoir quelques milliards et les affaires repartent de plus belle. Dailleur, ma  direction des titres m’informe que les cours remontent.

L’émission se termine. Je retrouve ma plénitude. Personne n’a posé la question de savoir ou est le fric, ou sont les milliards soit disant évaporés. Nul doute que le communiste aurait tenté d’intoxiquer les auditeurs pour nous faire monter dans la charrette.

Tiens ? Un attroupement devant chez TAPIS. Mon chauffeur me dit «  monsieur , votre ami Bernard TAPIS est en difficulté. Devons nous lui porter secours par solidarité de classe  ? 

– Non ! Nous sommes ne retard. » Il est vraiment con ce chauffeur ! Vous me voyez faire le coup de poing avec une bande de gauchistes sur le boulevard.  Qu’il se demmerde TAPIS

Sandy me suss..surent que l’Etat nous demandera des comptes. Cette idée me rend fou, je la regarde avec haine. J’ai une pulsion  mais j’ai remarqué que Marie Véronique et  Roger s’entendaient bien. Il ne faudrait pas que cet imbécile de chauffeur me balance à Marie Véro.

Voila chers amis lecteurs et contribuables, ma dure journée d’hier. Bien entendu si vous souhaitez obtenir un crédit, n’hésitez pas, la DPF Bank est à votre disposition et nous pourrons vous proposer des placements avantageux et sans risque. Tenez , je vous dévoile ma dernière création. Je vais titriser  les créances garanties par l’Etat des RMIstes surendettés, ce qui, sur le long terme est solide. Lorsque que le court sera au sommet, je les revendrais. A vous par exemple ?

Bien à vous

                                                           Votre Charles Edouard