Suite du Rapport du Conseil Local du PCF - VIERZON

Sarkozy réagit et il y a reprise. Pour les marchés financiers pour la spéculation pour les banques et la bourse.  Nous avons 1000 fois raison de dire toujours plus fort que SARKOZY a renfloué la finance privée avec  l’argent de l’Etat, au détriment des citoyens et de la vie économique du pays. Il entretient un système économique par l’intermédiaire des banques  qui   asphyxient les PME en fermant des robinets  du crédit par conséquence, l’emploi. Un exemple, 30 % de demande de permis de construire en moins  est édifiant.  Il faut  poser publiquement  la question du rôle que les banques jouent pour l’économie du pays et des citoyens. Il n’ y a aucune redistribution de richesse sauf pour la grande finance.

C’est pourquoi une bataille pour la création d’un pole public financier répond bien aux besoins.

Il ne vous a pas échappé la distribution de bénéfices au PDG et directeur de BNP PARIS BAS 6 mois après le renflouement ni l’hystérie des traders qui repart. Ou est la moralisation du capitalisme la dedans ? La  formule de F.WURTZ est juste « on ne peut pas demander a pitt bull de se comporter comme un Saint Bernard ».

Mais défendre le capitalisme libéral  est une posture devenue  plus difficile avec la crise. Le simple citoyen n’est plus dupe. Tout le monde prend consciences  que le capitalisme  n’est plus digne de confiance, qu’il porte des tares inquiétantes.

 « Reprise » nous disent-ils ? Non ! il n’y aura pas de reprise parce qu’il n’y a aucune raison objective pour que le capitalisme renonce, à être lui-même,  renonce a spéculer et a boursicoter il n’y a aucune raison pour que les entreprises renonce a délocaliser, accepter les salaires que nous revendiquons et engraisser les actionnaires, il n’ y a aucune raison pour que le MEDEF renonce a faire la guerre au progrès sociales et qu’il relâche ce qu’il a repris depuis  20 ans aux droits des travailleurs  et sur le terrain des acquis sociaux, il n’y a aucune raison pour que l’UMP soient saisi de bons sentiments altruistes.

 

Pour ce qui est des intérêts du peuple SARKOZY  est aussi efficace dans l’esbroufe, les formules anesthésiantes et fausses promesses. Et il ne faut pas cacher la complicité des grands organes de presse et en particulier radios et télés publiques.

Nous devons  faire  plus d’effort pour éclairer nos concitoyens  sans relâche sur ce point si nous voulons,  entre autre, rassembler contre lui et le battre. Entre autre car nous le savons tous il ne suffit pas de battre la droite, même si c’est une étape incontournable, pour une politique alternative avec des changements profonds.

 

Survolons la gouvernance, occupons des plus médiatiques.  Lorsque  C LAGARDE fait le v de la victoire, une mauvaise nouvelle arrive,  ESTROSI, (grand humoriste en se qualifiant de  ministre des ouvriers ) s’occupe en personne des plans sociaux. BACHELOT  dilapide la santé publique au profit de la médecine marchande, ALLIOT MARI et les technocrates du droit s’emmêlent les pieds dans les lois ( se qui sauve la secte de scientologie au passage)  la politique BORLOO est indéfinissable,  la politique du logement laissé par C.BOUTIN est une catastrophe, les mals logés le sont toujours  et met en demeure le salariés de quitter leur logement HLM, HIRSCH nous ionvente une nébuleuse pour la jeunesse, Fadella AMARA  gère une coquille vide pour les banlieues, à peine parait un rapport  sur le découpage électoral, sur une réforme des collectivités territoriales que le processus est engagé parce que  SARKOZY décide de tout sans débat au mépris du parlement et de la démocratie. Il se comporte comme un 1er ministre ( le vrai est inexistant )

Oui SARKOZY et l’UMP sont une catastrophe pour le pays.  

Et ça continue, au budget 2010  ils prévoient la suppression de 33 000 postes de fonctionnaires, hausse de forfait hospitalier, déremboursement, nouvelles taxes sur la consommation, imposition  sur les accidentés du travail, mais aussi cadeaux au patronat en éxonérations ( + 6 milliards qui s’ajoutera aux 32 chaque années et pour combien de création d’emploi ?  ) et faire payer aux citoyens  le déficit. 

 

La pression sur les salariés devient insupportable. Précarité, le blocage des salaires, temps partiel, le travail du dimanche, pression sur la retraite, notamment des femmes qui ont été mère de famille, pression sur la protection sociales, sur les services publics, contre  l’investissement publics , contre les finances des collectivités locales, suppression de postes

d’ agents des services publics.

SARKOZY s’occupe de la France , le MEDEF s’occupe des salariés. Ils s’entendent comme larron en foire. Dès qu’un patron mijote un mauvais coup les préfets envoient les forces de l’ordre. Pensez que les salariés de MOLEIX ont été interdit d’entreprise celle ci gardée par la police  ordonné par le préfet a la demande du patron. ( c’est bon signe , ils ont la trouille ). Les méthodes de production et de gestion  écrasent les salariés. Les syndicalistes subissent une pression terrible pour les museler,  le moindre mouvement de protestation est devenu un délit ( à EDF, CONTI ). Dans de nombreuses entreprises de services et les administrations  les salariés subissent la dictature du chiffre et de l’objectif sans fondement, ils croulent sous les procédures techniques et bureaucratiques.  On peut attribuer a cet ensemble le mal  être des salariés. L’exemple de FRANCE TELECOM  est symbolique avec une gestion de personnel dépourvu de toute considération humaine, c’est n’est plus seulement le « travaille et tais toi » c’est « tais toi et dégage » avec en prime la culpabilisation individuelle «  t’es bon à rien ».

Comment peut on supporter cette façon de diriger les gens au travail ?  Avec le capitalisme le MEDEF et l’UMP le travail n’est plus une valeur de richesse sociale et de progrès,

Cette politique n’a qu’un but : destructurer l’emploi en transformant les CDI en précarité, et mettre au pas les salariés, entraînant des conséquences désastreuses sur la vie personnelle. Ce phénomène est très grave car il déstabilise complètement les valeurs sur lesquelles la société française est batie..

Avec des méthodes plus sournoises et plus perverses, ils appliquent le bon vieux principe:  prendre dans la poches du citoyen pour donner aux plus riches.

La taxe carbone est un bon exemple. Elle touche directement le porte monnaie des foyers, encore une fois, mais en plus elle ne garantie rien pour diminuer l’émission de C02. Bien entendu cette taxe  est quantité négligeable pour les grands pollueurs, qui produisent au rythme de la rentabilité financière. En plus ils disposent de moyens pour échapper aux contraintes.

L’avenir de la planète nous est chère et comme tout le monde nous voulons vivre dans un monde propre, l’écologie appartient a tout le monde ( avis personnel :c’est pourquoi les partis écologistes n’ont pas de raison d’être ) mais l’état de la planète ne se trouvera pas améliorée à coups de taxe injuste ou de calculs politiciens libéraux ou sociaux libéraux. Il faudra passer par des programmes publics ambitieux ,  imposer la responsabilité des grandes entreprises, de combattre pour  la sobriété de la consommation qui est de nos jours inégale démesurée et dogmatique. Pour  le Parti il est nécessaire d’inclure cette question dans une réforme globale de la fiscalité selon les implantations des entreprises.

Instaurer une taxe carbone n’est pas  faire de l’écologie mais de la politique. Une preuve ?  Cherchez la différence entre COHN BENDIT et SARKOZY.

Ce débat comme bien d’autres montre l’urgence de propositions alternatives. Comme le souligne Pierre LAURENT la crise ne créé aucun automatisme à la naissance d’un projet alternatif, il nous faut accélérer et intensifier la bataille de notre projet  pour une politique de gauche qui change en profondeur. Il y a urgence.

SARKOZY le sait bien puisqu’il travaille ferme sur  toutes les questions de société  pour désamorcer l’émergence d’un autre projet politique. Nous devons travailler à un projet politique avec de grands changements, inévitablement lié à des luttes.  Les salariés qui se battent contre ou pour le plan social dans leurs entreprises savent qu’on ne peut plus faire confiance au capitalisme  et qu’il faut autre chose.  Les luttes et projet doivent devenir majoritaire ensemble.

 

On retrouve ses contradictions au niveau mondiale avec la question du déséquilibre nord/sud

( alimentation) d’une protection santé ( qui s’exprime avec acuité aux USA ). On le voit aussi avec le discrédit  pour  les solutions militaires dans les conflits entre partisans de la paix et l’entêtement des conservateurs à envoyer des renforts militaires. On le voit aussi sur l’environnement avec l’apport des scientifiques et personnalités ( Y. ARTHUS BERTRAND JL ETIENNE, N.HULOT ) et ceux qui ne veulent pas  remettre en question  les modes de production  de consommation. Le deforêstation en Amazonie continue.

 Vous le voyez , rien n’est figé, les contradictions s’aiguisent, nous sommes peut être a la veille d’une grande confrontation idéologique, les communistes ont toute leur place, si ce n’est la première et l’aspiration à vivre autrement est de plus en plus forte

 

L’état de la gauche - La fête de l’HUMA cette grande fête de la rencontre du débat, l’évènement politique et culturel de l’année bien sur  sous silence médiatique a bien montré que le PCF est  l’acteur le plus actif pour rassembler la gauche et  sans blabla.  Et il est temps car le PS nous fait une rentrée politique affligeante. Il nous montre qu’il  ne peut se défaire de ses querelles intestines, règlements de compte personnel ou de courants, c’est à celui qui saura jouer du coude pour être chouchouté par les médias. Les un réunissent leur clan les autres dénigrent avec leur égo carriériste.

On pourrait dire que la gauche est cacophonique.  Martine AUBRY  dit OUI aux ateliers proposés par  PCF,  oui au rassemblement de la gauche mais se dit prête à rencontrer BAYROU et subi la pression pour une primaire ouverte, le PS soutien le referendum pour la poste mais également le traité de LISBONNE.

On ne peut ignorer non plus les élections partielles notamment Argenteuil, Corbeil Essonne

et autres coups tordus électoraux.  

 

Certains dirigeants socialistes ont lancé une campagne pour une  primaire ouverte à toute la gauche et au delà. Cette idée est combattue par le Parti, par le Parti de Gauche par la Gauche Unitaire et bien sur le NPA. Mais aussi au sein du PS ( mais les courants contestataires au PS ne font pas long feu).

Pour nous cette idée est un piège. Il  focalise l’élection sur  2 personnalités 2 partis.

De plus il est illusoire de penser qu’il suffit de désigner UNE personnalité contre une autre pour ouvrir une nouvelle perspective (à plus forte raison  avec un centre gauche ou un BAYROU ).

Cela nous renvoie un processus bien connu ( 2eme tour ) et toujours décevant. C’est comme ça que les électeurs se détournent de la politique, surtout les électeurs de gauche.

Les italiens le savent bien. C’est un grave échec.

Pour nous la contradiction est difficile puisque fondamentalement nous voulons sortir du présidentialisme mais nous l’avons face à nous.

Il ne suffit pas de sauter sur notre chaise en disant  « battre sarkozy ! battre sarkozy » , encore faut il savoir pour quoi faire. Il nous faut donc battre SARKOZY avec une offre politique qui réponde aux attentes et porter des coups au capitalisme.

La direction de notre Parti à bien fait de taper du poing sur la table de gauche en disant «  ça suffit. Il faut d’abord un projet transformateur ». C’est bien le PCF qui peut jouer le rôle de rassembleur et met  la gauche devant ses responsabilités.

Mais même si c’est difficile, nous voyons bien que nous sommes sur le bon chemin car les autres gauches sont obligés de répondre aux invitations de s’expliquer sur leur choix et le besoin de rassembler autour d’un projet se fait pressant. Les communistes en ont un.

 

Difficulté avec le Front de gauche. Si l’entente est cordiale voir fraternelle il y a désaccord sur l’élargissement du FdG.  JL Mélenchon et la Gauche Unitaire  refuse d’inclure le PS dans le Front de gauche. Ils ne croient pas qu’ un accord avec le PS soit possible.  Il a-t-il malentendu ? car la  question n’est pas  de savoir si les  STRAUSS KHAN, ROYAL, VALLS, MONTEBOURG,  intègrent le FRONT DE GAUCHE, mais MG BUFFET rappelle  avec raison qu’il y a des milliers de militants et  sympathisants socialistes et des millions d’électeurs de gauche qui attendent autre chose. On ne peut pas ignorer que ces électeurs, socialistes ou non, veulent sincèrement une gauche majoritaire. Notre dynamique de FdG est bonne et cohérente mais  FdG ne peut pas se satisfaire de  6 ou 7 %, il doit s’élargir et devenir majoritaire.

Le NPA lui aussi reste  campé sur  le refus de dialoguer avec les socialistes, mais concernant ses rapports avec le  FdG lui aussi subit une poussée de bas en haut puisqu’il  avance en signant un communiqué commun en vue des régionales et participe aux rencontres.

Ces positions , que nous comprenons et c’est une difficulté aussi au PCF, bloquent un processus d’élargissement pour rassembler. Il ne faut pas cacher qu’au parti des camarades verraient d’un mauvais œil un accord comme avant et continuer entre PS PC , avec le sentiment que nous sommes otages. Mais nous avons tous conscience  que  nombre de nos concitoyens se détournent de la politique à cause de cela, car au fond elle ne change rien et laisse la droite porter ses mauvais coups.

Rappel abstention :  législative des Yvelines  74 %  Argenteuil 70 % Corbeil Essonne 50 %)  C’est énorme et très inquiètant.

 

Quelques mots sur les régionales, elles cristallisent le débat et les contradictions. Cette élection a des enjeux importants car elle doit avoir une résonnance nationale. Elle doit permettre de contrer l’offensive de SARKOZY de reconquête des régions pour en faire des relais de sa politique. L’élection  régionale  doit être une étape pour une politique de changement. Un projet de transformation politique, battre SARKOZY au plan régional et national ne font qu’un.

 

Nous disons qu’il est prématuré de définir des candidatures et mettre des étiquettes sur une liste, car  la question du projet et des contenus d’un programme doit etre la priorité avant les alliances.  

Au lendemain des européennes, Rabsamen,  dit que il ne faut pas confondre régionales et élections nationale. Sans doute mais la stratégie de SARKOZY  aux régionales a bien une  visée nationale. Et on ne peut croire qu’il en est différent pour le PS.

¨Pourquoi en serait-il différent pour le PCF. Ainsi en tentant de séparer les élections on peut  négocier  en fonction des particularités locales , là avec les communistes, ici avec le MODEM là avec les verts…. Que ferions dans une telle stratégie ?  Notre objectif est de battre SARKOZY avec un projet politique.

Le CN appelle les communistes, sans attendre,  à se jeter dans la bataille projet en main.

Vous le voyez notre démarche est  cohérente et nous ne naviguons pas  a vue  sur une échéance électorale. Le débat va être rude à gauche mais intéressant va obliger à se rassembler. Malheur a qui  refusera.

 

Nous devons alerter nos concitoyens sur les dangers de l’offensive sarkozyste  avec la présidence, majorité à l’AN, et da            ns les régions dans les régions ? A contrario , les régions bien à gauche , résistante, avec des projets  ambitieux pour contrer la crise seront un obstacle à sa politique.

 

Quelques mots sur le referendum irlandais , le OUI l’a largement emporté avec + 65 %, pourquoi se revirement par rapport a 2006 ? Les partisans du OUI, le gouvernement irlandais des grands groupes industriels, BARROSO en personne avec ses eurocrates en passant par les médias irlandais ont utilisé des moyens et des arguments mensongers sans commune mesure et jamais vu. L’illustration est parfaite avec  une campagne financée par RAYANAIR disant «  les loosers votent NON ».

Nous sommes bien là , dans l’Europe des marchands.

Une campagne d’information sur ce qu’est vraiment le traité de Lisbonne manque cruellement.