Dans l'Humanité ce vendredi: une marche à monter contre le traité.

Publié le par Section Pcf Vierzon

lhumanite-thumb-27-09-12Edition spéciale de l'Humanité consacrée à la manifestation contre l'austérité et pour un référendum sur le traité budgétaire européen. La marche nationale dimanche 
à Paris contre 
la ratification 
du TSCG se veut 
une démonstration de résistance aux logiques libérales. 

Combien seront-ils, dimanche, d’empêcheurs de tourner en rond ? À l’heure où l’Élysée comme Matignon entendent refermer au plus tôt la page du traité européen, pressés qu’on ne leur impute plus une aggravation de la crise, voilà que la mobilisation nationale contre « l’austérité permanente » étire le temps au contraire.

Collectifs locaux, rencontres, débats – la Fête de l’Humanité en a pris sa part – entendent poser les bonnes questions. Ci-contre, l’Humanité apporte un florilège de réponses à tout ce qu’est le TSCG et que vous ne lirez guère ailleurs, quand 65 % des Français sondés par Harris Interactive pour l’Humanité Dimanche se prononcent pour la consultation populaire.

« Il ne grave pas dans le marbre de la Constitution la règle d’or », dit Matignon. « Ce n’est pas une remise en cause des droits du Parlement car l’article 13 réaffirme son rôle. La recherche de l’équilibre budgétaire, ce n’est pas nouveau puisque c’était déjà dans le pacte de stabilité et de croissance de 1997 », argumente ainsi le député PS Jean-Christophe Cambadélis. Avant de lâcher : « C’est un compromis. » Maastricht, déjà, en était un, et devait être le prélude à l’Europe sociale. On sait la suite.

Ce traité "est un crime contre la démocratie"

Dès lors, poursuivent les partisans du traité, « il semble difficile de voter contre la taxation sur les transactions financières, contre la décision de la Banque centrale européenne du rachat des dettes des États de la zone euro, contre l’union bancaire et la supervision des activités bancaires ou encore contre la stratégie de croissance amorcée dans le paquet budgétaire ». Sauf qu’aucun de ces points n’a encore abouti, et qu’ils sont tous suspects à des titres divers ; ainsi Mario Draghi, le successeur de Jean-Claude Trichet à la BCE, est passé par la banque d’affaires Goldman Sachs qui a camouflé les comptes grecs.

« Il faut refuser le traité d’austérité pour deux raisons. La première, c’est que c’est un crime contre la démocratie, commente Jacques Généreux, secrétaire national chargé de l’économie au Parti de gauche. Et la seconde, c’est que c’est une catastrophe sans nom pour l’économie européenne, pour nos emplois, et qui mène tout droit vers le marasme, l’éclatement de la zone euro et la remise en cause radicale du projet européen. »

"C'est ça ou le chaos"

Samedi dernier, le conseil fédéral d’EELV s’est largement prononcé contre la ratification du traité budgétaire. Au PS, une vingtaine de députés pourraient voter contre. Confronté à un rejet grandissant, Jean-Marc Ayrault théorise un « c’est ça ou le chaos », menaçant : « La seule alternative est une sortie de l’euro » ; la crise en Europe serait ouverte en cas de rejet français. On connaît l’antienne, elle date de 2005 et d’un certain référendum qui avait, lui, rouvert l’espoir.

A lire aussi dans notre édition:

  • Décryptage: les huit raisons de la mobilisation de ce dimanche
  • "Nous sommes la chance de l'Europe", entretien avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
  • Tel quel: L'appel unitaire à manifester dimanche: "Non à l'austérité permanente! Refusons le pacte budgétaire"
  • Un débat feutré à l'Assemblée
  • Un pacte de croissance au goût de déjà-vu (expertise)
  • L'alternative: une Union européenne à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique
  • Ce traité coûterait cher à La Poste, entretien avec Bernard Dupin, administrateur CGT de La Poste

Et aussi:

  • Montebourg déçoit à Florange
  • L'UMP veut plus de rigueur
  • L'Humanité des Débats: Comment refonder l'Europe? Le foot à n'importe quelle heure: la faute à la télé? Le transport low cost est-il le modèle d'avenir? Histoire, massacre de Sabra et Chatila: 30 ans d'impunité. Et les chroniques, notes de lecture...

Lionel Venturini.

Publié dans ACTUALITEE

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